VIDÉO - "Vous pourriez être ma mère" : le député Robin Reda s'excuse auprès de Yaël Braun-Pivet

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SEXISME - Dans la nuit de mercredi à jeudi, la députée LREM Yaël Braun-Pivet, a essuyé des commentaires déplacés du député LR de 26 ans Robin Reda. Devant la multiplication des critiques, ce dernier a présenté ses excuses jeudi sur Twitter.

La présidente de la commission des Lois Yaël Braun-Pivet (LREM) et le député LR Robin Reda se sont vivement accrochés mercredi soir. En cause : la publication dans la presse du rapport sur le cannabis. 


Jugeant "pas courtois pour nos collègues et (...) dans l'intérêt ni de la commission, ni de l'Assemblée" que Robin Reda (LR) et Eric Pouillat (LREM) se soient exprimés dans la presse et aient communiqué aux médias le rapport de la mission d'information avant sa présentation au Palais-Bourbon, Lois Yaël Braun-Pivet leur a rappelé diverses règles "dont ils ont estimé pouvoir s'absoudre".

Elle a déploré que les autres membres de la commission des Lois n'aient pas eu "la primeur de leurs travaux", contrairement "au Parisien, à BFM ou à LCI", d'autant que ces travaux l'ont été "pour l'Assemblée nationale (...) et non pour le compte du gouvernement". Après leur avoir lu le règlement, cette députée des Yvelines a aussi lancé aux deux rapporteurs: "Je vous remercie de vous en souvenir et de ne pas réitérer ce genre d'actes".

"Je dis ça parce que vous pourriez être ma mère"

Robin Reda a alors critiqué "le rappel au règlement quasi-maternel" de la présidente de commission. Une "réflexion fort misogyne", a-t-elle rétorqué. "Non, je dis ça parce que vous pourriez être ma mère", a répondu le rapporteur LR, 26 ans, à la présidente, 47 ans. S'enfonçant un peu plus.

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Le sexisme à l'Assemblée nationale

La secrétaire d'Etat chargée de l'égalité femmes/hommes Marlène Schiappa a jugé sur Twitter qu'"une femme de pouvoir n’est pas forcément une figure maternelle".

Vice-présidente du groupe LREM, Coralie Dubost, a jugé sur le réseau social "le propos était lamentable".

 Robin Reda s'est finalement excusé quelques heures après sur Twitter, affirmant que "ce propos excessif n'est ni dans [son] habitude ni dans [son] ADN politique". Et la présidente de la commission de réagir en les acceptant.

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