VIDEO - Wikileaks : la réplique de Manuel Valls, qui réclame un "code de bonne conduite"

Politique

WIKILEAKS - Suite au révélations de Wikileaks sur les écoutes américaines, le Premier ministre a vivement réagi à l'occasion des questions à l'Assemblée. Dénonçant des "pratiques inacceptables", il souhaite désormais l'instauration d'un code de bonne conduite.

La pilule ne passe pas. Lors des questions à l'Assemblée ce mercredi 24 juin, Manuel Valls est revenu sur les révélations de Wikileaks, publiées par Mediapart et Libération , concernant l'espionnage des trois derniers présidents français par les Etats-Unis.

EN SAVOIR +
>> Les Etats-Unis auraient mis Chirac, Sarkozy et Hollande sur écoute

>> La France se met en colère : "Des faits inacceptables"
>> Les Etats-Unis bottent en touche

Le Premier ministre a confirmé un peu plus la colère de la classe politique française , déclarant que le Conseil de défense, réuni en fin de matinée autour du président François Hollande, a permis de "mesurer et de partager l'émotion et la colère qui dans un mouvement d'unité, étreignent l'ensemble de la représentation nationale et le pouvoir exécutif face à ces pratiques inacceptables émanant d'un pays ami".

Un "code de conduite" entre pays alliés

"Ces pratiques sont anormales entre Etats démocratiques, alliés de longue date (...) Non, il n'est pas légitime, au nom des intérêts nationaux, de procéder à la surveillance des communications de dirigeants politiques de ses proches alliés et de leurs collaborateurs", a appuyé le Premier ministre, qui a tenu à préciser que "la France ne pratique pas la surveillance et le ciblage des communications des dirigeants politiques de ses partenaires européens ou de ses alliés".

Suite à ces révélations, Manuel Valls a également annoncé qu'il souhaitait la mise en place d'un "code de bonne conduite" entre pays alliés, "en matière de renseignement et de respect de la souveraineté politique".

Le Premier ministre, qui a expliqué que "réponse de la France est un message de clarté et de fermeté face à ce qui n'est pas acceptable", a par ailleurs jugé que "les Etats-Unis doivent tout faire pour réparer" les dégâts liés aux révélations.

A LIRE AUSSI >> NSA : le téléphone portable de Merkel espionné ?

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter