VIDÉO - La présidente de la commission des lois dégomme ses collègues députés REM, "un groupe qui dort"

OUPS - Les guéguerres sont fréquentes en politique et elles ne sont pas l'apanage des anciens partis. La preuve avec le dernier couac, en pleine commission des lois. Ce mercredi, la présidente Yaël Braun Pivet, croyant son micro éteint, s'est lâché sur les députés du groupe REM, et n'a pas mâché ses mots.

La "fraîcheur" tant vantée des députés REM se fanerait-elle déjà ? Si Emmanuel Macron assure qu'il n'y a pas d'ordre "jupitérien", ces novices en politique se font souvent critiquer pour leur obéissance un brin sage. De quoi en exaspérer plus d'un, même au sein du groupe. Yaël Braun-Pivet,  présidente de la commission des lois s'en est plainte… en pleine séance.


Ce mercredi, le vice-président Stéphane Mazart décide de faire une pause et de suspendre les travaux. Il invite ses collègues à revenir sur les coups de 16h30, non sans montrer son exaspération : il souffle bruyamment. Sa présidente se penche alors vers lui et en rajoute une jolie couche… sans réaliser que le micro de Stéphane Mazart est toujours ouvert. 

On a une responsable de texte qui est inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue.Yaël Braun-Pivet, présidente de la commission des lois

"Attends, on a une responsable de texte qui est inexistante, c'est comme si elle était à Nouméa sur une chaise longue", lâche-t-elle passablement énervée. "Naïma, elle fait ce qu'elle peut. Et on avait un groupe qui dort, qui ne sait pas monter au créneau, qui est vautré." C'est ce qui s'appelle un tacle.


Pour ce qui est des sous-titres : la "responsable de texte" n'est autre que Paula Forteza, députée REM de la deuxième circonscription des Français de l'étranger, autrement dit l'Amérique latine et les Caraïbes. Elle appréciera. Précisons tout de même au passage, que Nouméa est en Nouvelle-Calédonie à quelques milliers de kilomètres de sa circonscription. "Naïma" de son côté est Mme Moutchou, députée REM du Val-d'Oise.


Quelques jours plus tôt, c'était le président de l'Assemblée nationale qui faisait parler de lui, en lâchant un "Putain, il est chiant lui" avant de donner la parole au député communiste Jean-Paul Dufrègne. François de Rugy, lui non plus, n'avait pas fait attention à son micro. Décidemment, la discrétion ne semble pas macroniste.

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