VIDÉOS - De Sarkozy à El Khomri : ces politiques pris en flagrant délit d'incompétence

VIDÉOS - De Sarkozy à El Khomri : ces politiques pris en flagrant délit d'incompétence

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ARCHIVES - Myriam El Khomri, la ministre du Travail, a séché jeudi matin sur la question du nombre de renouvellements possibles d'un CDD que lui posait Jean-Jacques Bourdin sur RMC/BFMTV. "Je ne suis pas la première, je ne serai pas la dernière", s'est-elle ensuite défendue. Elle n'a pas tort. La preuve en images.

"N'importe quel homme ou femme politique peut être piégé sur sur un élément de dossier précis", a plaidé sur LCI le député socialiste Alexis Bachelay, volant au secours de Myriam El Khomri après sa bourde, jeudi matin, au micro de Jean-Jacques Bourdin sur RMC/BFMTV. Mais lorsque l'on est ministre du Travail, admettre ignorer combien de fois un CDD peut être renouvelé est pour le moins embarrassant. D'autant plus lorsque l'on est justement en train de plancher sur une réforme du code du travail , et que l'on a pris ses fonctions juste après que son propre gouvernement ait modifié les règles sur ce sujet - depuis le mois d'août, les CDD peuvent être renouvelés deux fois, au lieu d’une seule précédemment.

Myriam El Khomri, qui s'est ensuite défendue en soulignant qu'elle n'était ni la première, ni la dernière à se faire piéger ainsi, se disant "sereine" face au "buzz", peut effectivement se consoler en se disant qu'elle n'est pas la seule à être ainsi épinglée. Sa collègue du gouvernement, Fleur Pellerin, pourra notamment lui donner une tape sur l'épaule lorsqu'elles se croiseront : la ministre de la Culture avait elle aussi avait affronté un procès en incompétence l'an dernier lorsque, fin octobre 2014 sur le plateau du Supplément de Canal+, elle s'était montrée incapable de citer un titre de livre de Patrick Modiano, pourtant prix Nobel 2014, et avait avoué par la même occasion ne pas avoir lu de livres depuis deux ans.

EN SAVOIR +
>> VIDÉO - Myriam El-Khomri coince sur la question de l'enchaînement des CDD

>> Mais au fait, combien de fois peut-on renouveler un CDD ?


Mais en se plongeant dans les archives, c'est bien Jean-Jacques Bourdin, dont les "questions politiquement concrètes" étaient même jusqu'à il y a quatre ans une séquence de ses émissions, qui a affiché de la sorte le plus de responsables politiques à son tableau de chasse. On se souvient ainsi que durant la campagne présidentielle de 2007, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy s'étaient trompés face à lui sur le nombre de sous-marins à tête nucléaire possédés par la France. Des "colles" du journaliste d'autant plus gênantes lorsqu'elles touchent à la vie pratique ou quotidienne et cherchent à épingler des politiques déconnectés des réalités. Comme en 2009 lorsque Christian Estrosi, alors ministre de l'Industrie, avait fait une erreur de 4 centimes sur le prix du timbre.


Jean-Jacques Bourdin, parfois pris lui même à son propre piège - le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll l'avait coincé il y a deux ans sur le montant du RSA - avait aussi contraint en 2011 Valérie Pécresse, déjà candidate de la droite pour les régionales en Île-de-France, à reconnaître qu'elle ne connaissait pas le nom de l'entraîneur du PSG.


Au rayon Sports toujours, et la même année, il avait également mis dans l'embarras la ministre en charge de ce portefeuille, Chantal Jouanno en lui demandant de citer les deux joueurs français qui s'apprêtaient alors à jouer la finale de la Ligue des Champions. Mais les questions piège ne sont pas l'apanage du journaliste de BFMTV. En février 2012, c'est sur Europe 1 que Nathalie Kosciusko-Morizet, porte-parole de la campagne de Nicolas Sarkozy après avoir son ministre des Transports, avait évalué le coût d'un ticket de métro parisien à 4 euros au lieu d'1,70 euro à l'époque.


Deux ans plus tôt, NKM n'avait pourtant pas manqué de tacler Jean-Paul Huchon, président PS sortant de la région Île-de-France alors candidat à sa réélection, lorsque lui aussi s'était trompé, sur France Info, en répondant à la fameuse question sur le prix du ticket de métro.

C'est même par un enfant de 12 ans que Valérie Pécresse, toujours, lors d'une interview en 2012 face à des jeunes ados sur la radio LFM, s'était emmêlée les pinceaux face à une question pour le moins pointue : le prix d'un aller-retour Paris-Mantes (la séquence commence à 6'33).
 


Achevons ce tour d'horizon - non exhaustif - par le moment de solitude de Xavier Darcos, sur le plateau du Grand Journal de Canal +, en 2008 : le ministre de l'Education de l'époque avait séché sur une question de conjugaison, puis sur une règle de trois.

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