VIDÉO - Macron sur France 2 : pas d'annonce, mais des punchlines sur Wauquiez, Hulot, Trump ou la Syrie

Politique
INTERVIEW - Interrogé sur France 2 ce dimanche soir dans un entretien enregistré à l'Elysée cette semaine, Emmanuel Macron s'est livré à un exercice de communication politique inédit parmi les présidents Français : une discussion, en marche, dans les couloirs du palais. L'occasion de laisser échapper quelques punchlines, bien qu'aucune annonce majeure n'ait été au rendez-vous.

La forme était plutôt novatrice, mais il n'y a guère de grande annonce à relever sur le fond. Ce dimanche 17 décembre, France 2 a diffusé une interview d'Emmanuel Macron, enregistrée en amont à l'occasion du "One Planet Summit" qui s'est tenu à Paris cette semaine. La réalisation est léchée : caméra à l'épaule et close-up sur le visage d'un président qui déambule, aux côtés du journaliste Laurent Delahousse, dans les couloirs de l'Elysée, donnent l'impression d'un entretien confession, en tout décontraction. 


Reste qu'en dehors de quelques confirmations d'annonces déjà formulées dans le passé, Emmanuel Macron n'a pas, en revanche, oublié qu'un exercice de communication politique n'est rien sans quelques bonnes punchlines. Et elles ont émaillé l'interview à chaque grand thème abordé, les voici : 

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Macron : "nous aurons gagné la guerre en Syrie" contre Daech en février

  • 1"D'ici mi/fin-février, nous aurons gagné la guerre en Syrie"

    Après uen conversation, dans le bureau du président, sur les heures de sommeil d'Emmanuel Macron ("J'ai toujours dormi très peu" a-t-il confié), l'interview s'est tout d'abord tournée vers la thématique de la politique internationale. "Le 9 décembre, le Premier ministre irakien a annoncé la victoire face à Daech et je pense que, d'ici mi/fin-février, nous aurons gagné la guerre en Syrie" a expliqué le président.


    A ce moment, poursuit-il, "il faudra parler avec Bachar al-Assad". "Il devra répondre de ses crimes."

  • 2"Mettre la finance au chevet du climat"

    La formule est imagée. Interrogé sur sa position face à un président américain qui part à reculons sur les politiques en faveur du climat, Emmanuel Macron a assuré, pour ce qui concerne la France : "Ce qu'on est en train de faire, c'est un peu du judo, c'est de mettre la finance au chevet du climat. (...) Je veux qu'on fasse de la France le leader de la révolution numérique, environnementale et de la finance."


    Sur le nucléaire, le président a par ailleurs répété une annonce déjà formulée en novembre dernier, selon laquelle "les centrales thermiques et à charbon qui existent en France seront fermées pendant le quinquennat".

  • 3"Hulot, c'est un inquiet, c'est pourquoi je l'ai choisi"

    C'est l'instant "états d'âmes" de Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire. 


    Alors que l'objectif de baisse à 50% du nucléaire a été repoussé par le gouvernement, le président a évoqué la position du militant écolo qu'il a nommé à ses côtés : "Je souhaite très profondément qu'il reste et qu'il agisse (...) il est utile au pays (...) il apprend les contraintes de la politique : on est tous les jours les mains dans la glaise et ça ne peut pas être parfait du jour au lendemain. C'est un inquiet, c'est pourquoi je l'ai choisi, j'ai besoin de gens qui vivent dans le creux de leur ventre la nécessité de changer."

  • 4"Quand on est impopulaire, il faut le mériter"

    Ou l'art de voir le verre à moitié plein. De retour dans le hall de l'Elysée, Macron est interrogé sur les critiques qui lui sont adressées, sur ce surnom de "Jupiter" dont il est affublé. Le président répond : "Je commente peu, je lis tout. (...) Il faut accepter la part d'impopularité des réformes. Quand on est impopulaire, il faut le mériter."

  • 5"La haine qu'il a pour moi, je la lui laisse"

    Laurent Wauquiez n'est jamais nommé, mais c'est bien à lui, "le patron des Républicains", que ce tacle est dirigé. Interrogé sur les critiques que ce dernier peut formuler à son encontre, Emmanuel Macron détaille longuement la raison pour laquelle il n'entend guère y prêter d'attention : 


    "Ce n'est pas un programme, ça ne fait pas manger les Français. La haine qu'il a pour moi, je la lui laisse, ça lui fera son quotidien".

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Macron sur Wauquiez : "Je lui laisse sa haine, ça fera son quotidien"

Preuve qu'aucune annonce majeure n'a été formulée ce dimanche soir, au cours de l'entretien, c'est surtout la forme de l'interview - debout, en marche - qui a été commentée sur les réseaux sociaux. 

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