VIDEOS - Les émissions politiques, nids à polémiques ?

Politique

CASTING – Une syndicaliste déprogrammée de "Dialogue Citoyen avec François Hollande", jeudi soir sur France 2, se plaint d'être censurée, ce que l'Elysée et la chaîne contestent. De fait, les castings de "vrais gens" comme des invités politiques semblent de plus en plus difficiles à gérer en amont de ces grands rendez-vous politiques. Retour sur les dernières polémiques en date.

 L'affaire de la syndicaliste zappée
Deux jours avant "Dialogue Citoyen avec François Hollande", le grand rendez-vous de France 2 en direct avec le président de la République, l'émission fait déjà polémique. En cause : l'éviction de Nadine Hourmant, syndicaliste Force ouvrière de l'entreprise Doux, déjà invitée sur le plateau de Des paroles et des actes (DPDA) en septembre 2014, qui devait faire partie du casting des Français censés poser des questions dérangeantes à François Hollande. Sur LCI, cette dernière, qui prévoyait d'attaquer frontalement le chef de l'Etat sur la réforme du travail (en 2014, elle s'était illustrée contre les cadeaux fiscaux aux patrons), y voit une "censure" de l'Elysée.

L'Elysée dément être intervenu, et France 2 assume le choix, expliquant avoir volontairement "zappé" deux invités, elle et un agriculteur, pour faire de la place aux questions des journalistes. Vrai ou faux ? La polémique plombe déjà l'ambiance de ce direct et les salariés de France 2  se rebiffent contre le directeur de l'information, Michel Field .

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 Le syndicaliste "coupé" face à Nicolas Sarkozy
Cette nouvelle affaire en rappelle une autre récente : celle du syndicaliste CGT Karl Ghazi dont le micro aurait été "coupé" dans DPDA, en février 2016, alors qu'il menait un réquisitoire contre le bilan de Nicolas Sarkozy, notamment en matière de chômage, devant l'intéressé. Le syndicaliste avait terminé sa tirade hors micro et la séquence avait suscité l'indignation. Peu après, France 2 s'était justifiée auprès de metronews en indiquant qu'il ne s'agissait que d'un "bug technique". En amont de cette émission, le choix des contradicteurs de Nicolas Sarkozy - le nom d'Emmanuel Macron avait circulé - avait lui-même créé une polémique.

Ségolène Royal, fâchée, quitte le plateau de Canal +
En février 2016, la ministre de l’Ecologie, Ségolène Royal, prend poliment mais sèchement congé d'Ali Baddou, sur le plateau du Supplément , après sept petites minutes d'interview. Selon la chaîne, elle avait "d'autres obligations". Mais elle a peut-être aussi été agacée par la diffusion d'un reportage faisant son portrait. "C'est un peu de la caricature", a-t-elle d'ailleurs tancé avant de quitter les lieux.


La jeune prof musulmane qui règle ses comptes avec Finkielkraut
Chez DPDA, cette fois en janvier 2016, c'est l'intervention d'une jeune prof musulmane qui s'en prend au philosophe Alain Finkielkraut, lui enjoignant de "se taire" "pour le bien de la France" , qui a semé la pagaille dans l'émission et suscité de vives critiques.


 Le "malaise" Barakacity
En janvier 2016, la ministre de l’Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, est l'invitée du Supplément de Canal+ . A ses côtés, un autre invité, l'humanitaire Idriss Sihamedi, "salafiste quiétiste", affirme qu'il ne serre pas la main des femmes et éprouve des difficultés à condamner spontanément les exactions de l'Etat islamique. La ministre évoque son "malaise" et se dissocie de ces propos. Pourtant, elle sera accusée plus tard d'avoir réagi trop mollement au discours du président de l'association BarakaCity - et de ne pas avoir quitté le plateau en signe de protestation.


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Marine Le Pen, mécontente, zappe France 2
Invitée spéciale de DPDA en octobre 2015, Marine Le Pen, alors candidate aux régionales dans le Nord, décide au dernier moment de ne pas se rendre à l'invitation de France 2. La patronne du FN dénonce une "mascarade" dans le choix des autres invités.  A l'origine du psychodrame  : un désaccord sur le casting des contradicteurs politiques.

Nadine Morano et la "race blanche"
La députée européenne aura payé cher son passage sur le plateau d'On n'est pas couché, l'émission de Laurent Ruquier, sur France 2, en septembre 2015. Evincée de la direction des Républicains, l'ancienne protégée de Nicolas Sarkozy y a également laissé son investiture pour les régionales de décembre 2015. En cause : ses propos sur la France, " pays de race blanche ", qui vont enflammer les esprits durant de longues semaines.

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