Vie privée, Sarkozy : François Hollande règle ses comptes

Politique
RIPOSTE - Peu enclin à la confidence jeudi soir sur TF1, François Hollande n'en a pas moins fait passer quelques messages. Le chef de l'Etat s'est notamment élevé contre la presse qui s'est immiscée dans sa vie privée au moment du ''Gayetgate''. Sur un ton caustique, le chef de l'Etat a également répondu à distance, et sans jamais le nommer, à son prédécesseur Nicolas Sarkozy.

Visiblement, François Hollande a pris le temps de lire ' 'Ça reste entre nous, hein ?' avant de répondre à l'invitation de TF1 jeudi soir. Le livre des journalistes du Parisien, Nathalie Schuck et Frédéric Gerschel compile les confidences épicées de Nicolas Sarkozy sur ses amis et rivaux politiques. Et bien évidemment, l'actuel chef de l'Etat n'échappe pas aux flèches de son prédécesseur. ''Il est mal fagoté, il mange des frites, quand on fait un métier public, il faut faire attention'', aurait ainsi déclaré l'ancien résident de l'Elysée, entraînant une réponse à distance de son successeur.

"J'essaie de me tenir"

''Ma cravate n'est pas droite ? Mais où on en est là quand on est sur ce jugement de la politique ?", a répliqué François Hollande face à Thierry Demaizière. "On me reproche même de manger des frites. Mais quelle est cette conception ? J'essaie de me tenir", a-t-il enchaîné, soucieux de refuser ''la vulgarité".

Ce que François Hollande refuse également, ce sont les atteintes à la vie privée dont il estime avoir été victime. Sur les photos le montrant casqué au sortir de ses rencontres avec Julie Gayet  ? "Il faut respecter la vie privée, l'intimité (...) Vous toléreriez, d'être pris en photo comme ça ? ", lance-t-il avec véhémence, visant non seulement les paparazzi mais l'ensemble de la presse à scandales. S'il reconnaît avoir 'pu faire des erreurs', le chef de l'Etat 'demande a être jugé sur tout ce qu'(il) fai(t)', et pas sur ce qui relève de sa vie privée. Quant au livre de Valérie Trierweiler , véritable bombe lancée en septembre dans le marigot politico-médiatique : "Il y a des douleurs, je ne veux pas ici juger. Il y'a une nécessité d'être soi même. Je suis moi-même." 

EN SAVOIR+ >> François Hollande sur TF1 : "Je me cramponne"

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter