Violences à Nantes et Toulouse : "Ces manifestations sont des exactions"

Politique
REACTIONS – De Manuel Valls à Bernard Cazeneuve en passant par la droite et les écologistes, les violents heurts qui ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre samedi à Nantes et Toulouse ont été vivement condamnés par la classe politique.

Cette fois, la classe politique est unanime. Alors que des heurts importants ont opposé des manifestants aux forces de l’ordre samedi à Nantes et Toulouse six jours après la mort de l’opposant au barrage de Sivens Rémi Fraisse , les personnalités politiques de tous bords ont condamné le déferlement de violence.

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Interrogé lors du journal de 20 heures de TF1, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a condamné des "manifestations qui sont des exactions". "Les forces de l'ordre sont à saluer. Ils ont reçu les mêmes consignes que le week-end dernier à Sivens : de ne céder à aucune provocation, d'utiliser la force lorsqu'on ne peut pas faire autrement", a-t-il déclaré. Et d'ajouter : "Tous ceux qui ont stigmatisé les violences policières n'ont pas dit la vérité". 

"Une insulte à la mémoire de Rémi Fraisse"

"Ce soir, je veux appeler chacun au calme", a poursuivi le ministre de l'Intérieur. Un peu plus tôt, son prédécesseur place Beauvau avait lui aussi "condamné avec fermeté les déchainements de violence délibérée". C'est "une insulte à la mémoire de Rémi Fraisse", a estimé le Premier ministre Manuel Valls.

Ancien Premier ministre et ex-maire de Nantes, le député socialiste Jean-Marc Ayrault a pour sa part dénoncé sur Twitter des "violences délibérées" de "groupes radicaux qui n'ont qu'un adversaire, la démocratie".


Les écologistes ont eux aussi condamné les violences qui ont fait au moins cinq blessés à Nantes. Dans un communiqué de presse publié sur Twitter par Cécile Duflot, EELV "condamne avec fermeté les violences à Nantes et dans plusieurs villes de France". "Les individus qui commettent ces actes desservent le militantisme pacifique contre les grands projets comme à Sivens ou Notre-Dames-des-Landes", peut-on notamment lire.


Si les responsables de gauche ont déploré et condamné les actes commis, la droite a elle aussi réagi. "Intolérables scènes de guérilla urbaine à Nantes. Face à la violence, les sanctions devront être exemplaires", a ainsi commenté le député UMP des Alpes-Maritimes Eric Ciotti sur Twitter.

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