Violences dans un lycée de Saint-Denis : Fillon et Le Pen s’insurgent, Cazeneuve réplique

Politique
BANLIEUE – Au lendemain des violents incidents qui ont éclaté à Saint-Denis, François Fillon et Marine Le Pen sont montés au créneau pour dénoncer un épisode de "guérilla urbaine" et la "réaction minimale" du gouvernement. Le Front national tente d'"exploiter" ces heurts à des "fins électorales", a rétorqué Bernard Cazeneuve.

Après les incidents survenus aux abords du lycée Suger, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), l'opposition se précipite pour dénoncer le laxisme du gouvernement. Les violences ont débuté mardi matin par des jets de fumigènes dans l’enceinte de cet établissement situé dans le quartier réputé difficile du Franc Moisin. En route pour le centre-ville, les jeunes ont ensuite caillassé des policiers et ont détruit du mobilier urbain. Jeudi, huit mineurs seront présentés à un juge des enfants après ces incidents, tandis que 46 autres jeunes, également placés en garde à vue pour ces faits, ont été relâchés mercredi soir. 


"Il y a quelque chose de brisé dans notre République", a réagi François Fillon. Le candidat LR à la présidentielle a dénoncé dans un communiqué "une véritable émeute, suivie d'une guérilla urbaine dans les rues". "Cette situation n'est pas tolérable. Moi je ne la tolérerai pas !", a-t-il lancé. La présidente LR de la région, Valérie Pécresse, qui s'est rendue sur place, a annoncé de son côté que la région allait porter plainte, alors que le montant des dégâts est estimé à 70.000 euros. 

Il n’est pas supportable que des quartiers entiers soient soumis à la sauvagerie de bandes qui y imposent la chienlit. Marine Le Pen

De son côté, Marine Le Pen a évoqué de "très graves événements". "Il n’est pas supportable que des casseurs menacent l’avenir de notre pays et mettent les enseignants  et les élèves en danger. Il n’est pas supportable que des quartiers entiers soient soumis à la sauvagerie de bandes qui y imposent la chienlit", a-t-elle déclaré en reprochant au gouvernement son inaction. "Le Premier ministre est sans doute trop occupé à faire campagne contre ma candidature pour se soucier de ce qui se produit dans le pays !", a-t-elle accusé.


Une déclaration qui n’a pas laissé de marbre le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. "Quant à celles ou ceux qui cherchent à exploiter ces violences à des fins électorales, ils n’ont comme objectif ni la justice, ni l’ordre, mais au contraire de provoquer et d’entretenir le désordre. Ils ne rendent pas service à notre pays", a-t-il estimé. 

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