Violences policières : Clémentine Autain s'en prend à Christophe Castaner, "incapable d’avoir des mots clairs de condamnation"

Violences policières : Clémentine Autain s'en prend à Christophe Castaner, "incapable d’avoir des mots clairs de condamnation"
Politique

L'INTERVIEW POLITIQUE - Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, était l’invitée d’Elizabeth Martichoux ce jeudi 4 juin. L'occasion pour elle de revenir sur les manifestations contre les violences policières.

Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, a répondu aux questions d’Elizabeth Martichoux ce jeudi 4 juin et a été invitée à réagir face au mouvement de contestation des violences policières, resurgi aux Etats-Unis après la mort de George Floyd et importé en France, illustré par l’affaire Adama Traoré. L’élue de Seine-Saint-Denis a dressé le parallèle entre ces deux événements : "Il y a une nature des problèmes posés qui est semblable : il s’agit de violences policières et de racisme."

Clémentine Autain, qui a participé à la manifestation organisée par le Comité Adama lundi 2 juin ayant rassemblé 20.000 personnes à Paris, a par ailleurs exprimé son soutien envers la chanteuse Camélia Jordana, prise à partie par Christophe Castaner pour ses propos sur les violences policières. "Je la soutiens parce ce qu’elle a dit avec son cri du cœur avec ses mots fait écho à un problème", a-t-elle réagi.

"Prendre des mesures, ça veut dire former les policiers"

"Qu’est-ce qu’une société où vous avez un Français sur trois qui est inquiet quand il est face à des contrôles de police ?", s’est interrogée la députée LFI. Puis a condamné la position du ministre de l’Intérieur, qui refuse notamment de parler de "violences policières" : "Ce qui me révolte beaucoup plus c’est le ministre Castaner qui est incapable d’avoir des mots clairs, forts, de condamnation, quand il y a eu toutes ces violences policières au moment des Gilets jaunes ou quand il y a des cas avéré." 

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Et de poursuivre, un peu plus tard : "Ce que je reproche au ministre c’est de ne jamais avoir été exemplaire dans la sanction verbale et dans la hiérarchie de prendre des mesures : ça veut dire former les policiers, ne rien laisser passer, que l’inspection ad hoc doit faire un travail impartial pour que l’impunité cesse."

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Clémentine Autain s’est dit révoltée par la proposition de loi d’Eric Ciotti (LR) visant à interdire les vidéos d’interpellations policières. "C’est parce qu’il y a eu ces vidéos au moment des Gilets jaunes qu’il y a eu une conscience très forte" sur la pratique des violences policières", a-t-elle estimé. Puis a conclu : "Il faut appeler un chat un chat et une violence policière une violence policière".

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