Visite de Macron au Salon de l'Agriculture : "Je dis aux agriculteurs : ne sabotez pas votre salon", implore Didier Guillaume

Visite de Macron au Salon de l'Agriculture : "Je dis aux agriculteurs : ne sabotez pas votre salon", implore Didier Guillaume
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Salon de l’agriculture : bienvenue à la ferme !

INTERVIEW - Invité ce vendredi matin de l'interview politique d'Elizabeth Martichoux sur LCI, le ministre de l'Agriculture a évoqué le Salon de l'Agriculture qui s'ouvre ce week-end, dans un contexte compliqué pour le monde agricole.

"Je leur dit : ne sabotez pas votre salon, qui est votre plus belle vitrine de l’année." A la veille de l'ouverture du Salon de l'Agriculture, que doit inaugurer Emmanuel Macron, Didier Guillaume a joué la carte de l'apaisement. Ce vendredi sur LCI, le ministre de l'Agriculture a estimé qu'il était "urgent de faire baisser la tension". Invité d'Elizabeth Martichoux, Didier Guillaume a également été interrogé sur les nombreux sujets qui fâchent. Parmi eux : la Politique agricole commune (PAC), mais aussi l'épineuse question du glyphosate. 

La visite du président de la République prévue samedi peut-elle être perturbée ? "On a rarement vu des organisateurs de salon perturber leur propre salon", a estimé le ministre. Restera-t-il 14 heures comme l'an dernier ? "Je crois que l'heure n'est pas à la durée mais à la qualité du message qu'Emmanuel Macron passera", affirme Didier Guillaume.

Celui-ci est par ailleurs revenu sur l'interview accordée par Emmanuel Macron dans plusieurs journaux de la PQR (Ouest France, La Voix du Nord, le groupe EBRA...). "Il y a urgence à faire baisser la tension, à parler, évoquer des sujets. Emmanuel Macron a reçu toutes les organisations agricoles. Il aime les agriculteurs, l’agriculture."

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Interrogé sur le glyphosate, dont l'interdiction en 2021 inquiète le monde agricole, Didier Guillaume a rappelé que cette promesse n'est "pas tenable" à cette échéance, comme l'a fait le Président dans son interview à la presse quotidienne régionale. Le ministre a rappelé que le gouvernement a saisi l’Anses et l’Inra pour identifier les alternatives viables et pour organiser une sortie du glyphosate sur des bases objectives.

Autre sujet : la PAC, dont le montant global est actuellement discuté à Bruxelles, et fait l'objet d'un bras de fer entre Emmanuel Macron et certains pays. "C’est impossible que le budget reste au même niveau compte tenu du départ des britanniques, a estimé Didier Guillaume. Ce que nous souhaitons, c’est un budget de la PAC équivalent à une EU à 27, sans le Royaume-Uni. La proposition de Bruxelles, c’est 370 milliards. Là, Emmanuel Macron a déjà obtenu 375 milliards. Un niveau équivalent à ce que nous avons dépensé durant la précédente PAC. Mais nous voulons aller plus loin, car nous ne pouvons pas demander aux agriculteurs d’aller plus loin sans aides."

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