"Banalités", "hypnothérapie", "platitudes"... Les réactions de l'opposition aux voeux de Macron

INSATISFAITS - Après les voeux du Nouvel An du président de la République, l'opposition a dénoncé "banalités" et "exercice d'autosatisfaction".

Ils n'ont pas du tout été convaincus par les 18 minutes de discours d'Emmanuel Macron, ce qui n'est pas vraiment une surprise. Après des voeux présidentiels assez classiques dans la forme, l'opposition a joué elle aussi le jeu classique consistant à dénoncer la "banalité" de l'intervention du chef de l'Etat à l'occasion du Nouvel An.


"Des paroles, de belles paroles parfois", a estimé lundi matin, sur LCI, le député LFI Eric Coquerel, "mais des actes qui contredisent ces paroles". Pour l'élu de Seine-Saint-Denis, "la fraternité" évoquée par Emmanuel Macron dans son discours, "c'est 9 milliards de cadeaux fiscaux nouveaux aux plus riches et la baisse des APL pour les plus pauvres". Son collègue Adrien Quatennens a dénoncé pour sa part "en apéritif, un saupoudrage de banalités pour mieux masquer ce qui n'est rien d'autre qu'une profonde continuité". Jean-Luc Mélenchon a également ironisé, dans deux tweets, sur ce "DRH qui a présenté ses voeux au personnel" à travers "un discours amphigourique", c'est-à-dire volontairement incompréhensible. 

Hypnotiseur

Dans la lignée d'Eric Coquerel, qui a comparé Emmanuel Macron à Kaa, le serpent hypnotiseur du livre de la jungle, le sénateur LR Roger Karoutchi a vu dans l'intervention présidentielle "un grand numéro de la force du verbe", "quasiment de l'hypnothérapie. Et à part ça, beaucoup de généralités". "Un festival de voeux pieux", a aussi jugé le sénateur LR Bruno Retailleau, proche de l'ex-candidat à la présidentielle François Fillon, avec "aucune annonce concrète". Pour lui, "difficile de contester ce concert de platitudes". 


Plus à droite, on lui reproche au contraire d'agir, mais de ne pas tout dire aux Français. Si l'ex-FN et président des Patriotes, Florian Philippot, retient sur LCI un "maladroit et indécent exercice d'autosatisfaction", préférant l'Europe à la France, Nicolas Dupont-Aignan (DLF) se demande si le chef de l'Etat souffre "de schizophrénie ou tout simplement d'hypocrisie", dénonçant son "cynisme" qui consisterait à "ne pas dire ce qu'il fait vraiment" depuis son élection. Le député proche du FN Gilbert Collard, amateur de formules, cible enfin "les voeux paumatoires d'un prompteur médiatique".

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