Vote de confiance : Manuel Valls reçu à l'oral, avec les applaudissements

Vote de confiance : Manuel Valls reçu à l'oral, avec les applaudissements

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REPORTAGE - Pas à pas, Manuel Valls a donc réussi son pari et gagné la confiance de la majorité des députés socialistes, mais aussi écologistes. Après d'âpres négociations, le Premier ministre est parvenu à limiter l'abstention de son propre camp, lors du vote de confiance qui avait lieu mardi.

Premier examen réussi pour Manuel Valls. Après le discours de politique générale du Premier ministre, l'Assemblée nationale a voté mardi la confiance au gouvernement par 306 voix contre 239, et 26 abstentions. Une large majorité donc, même supérieure à celle qu'avait obtenue Jean-Marc Ayrault en 2012. Mais si Manuel Valls semble vouloir moderniser la fonction et rassurer les députés de son camp, les mesures qu'il a annoncées ne sont pas nouvelles

Lors de son grand oral, l'ancien hôte de la place Beauvau est ainsi resté bien à sa place de Premier ministre, imitant même l'allocution qu'avait donnée le président de la République au lendemain des élections municipales . Dans une longue litanie, le Premier ministre a d'abord évoqué " la peur de l'avenir" des Français, leur "feuille de paie trop faible" et celle des impôts en revanche "trop lourde". Avant de détailler les réformes déjà évoquées par le Président.

"Je vote pour, mais je reste vigilant"

C'est dans les détails que Manuel Valls a manœuvré pour remplir son objectif : séduire les réfractaires sa majorité . Pour rassurer l'aile gauche du PS, il a ainsi annoncé une baisse des cotisations payées par les salariés au Smic, qui devrait leur faire gagner 500 euros par an. Aux écologistes, le Premier ministre a promis que la loi sur la transition énergétique serait présentée "avant l'été", et confirmé que l'objectif de réduction du nucléaire y figurerait.

Mais c'est aussi sur la forme que s'est déroulées l'offensive de charme. Plus dynamique, moderne, elle a fait mouche. "C'était un discours plein d'énergie, une remise en marche de la France et de la gauche", a ainsi estimé la députée PS Delphine Batho pour metronews. "Valls a été super, si seulement on avait fait ça, il y a trois mois", s'est confié un autre membre de la majorité en off dans les couloirs du palais Bourbon. Quant à Malek Boutih, il a salué "enfin un homme politique du 21ème siècle".

A l'heure du verdict, seuls onze députés PS et cinq membres d'EELV se sont abstenus, refusant de "signer ce chèque en blanc". "Je fais partie des abstentionnistes parce que malgré l'énergie de ce discours, la politique économique et les choix budgétaires sont les mêmes. Il y a toujours la même vision rigoriste", a dénoncé pour metronews le député Pouria Amirshahi . "Je vote pour, mais je reste vigilant", a précisé un autre socialiste. Le Premier ministre peut tout de même souffler.

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