Voyage de Benalla au Tchad : l'ex-collaborateur de Macron dénonce les propos "diffamatoires" de l'Élysée

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Benalla, l'affaire sans fin

POLÉMIQUE - Alexandre Benalla a déclaré ce mercredi matin qu'il ne pouvait "pas accepter" les "propos prononcés par certaines personnes de l'entourage du président de la République". Mardi soir, dans un communiqué, l'Elysée a affirmé que l'ex-chargé de mission, qui s'est rendu au Tchad en amont de la visite du chef de l'Etat, n'était pas "un émissaire officiel ou officieux" d'Emmanuel Macron.

Alors que la cellule de communication de l'Élysée continue à mettre le plus de distance possible entre Emmanuel Macron et Alexandre Benalla, celui-ci réagit. Ce mercredi 26 décembre, il dénonce dans un communiqué transmis à LCI des "propos diffamatoires" de "certaines personnes" à l'Élysée et précise qu'il a prévenu "la plus plus autorité française" de ses déplacements à l'étranger. Contacté par LCI, le palais présidentiel assure n'avoir "jamais été informé par Benalla de ses déplacements" avant le 20 décembre.

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Une réaction "surréaliste"

Mardi soir, l'Élysée avait réagi à des informations du quotidien Le Monde faisant état d'un voyage, en décembre, au Tchad de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron, quelques semaines avant la visite du président pour Noël. Dans un communiqué, le palais présidentiel soulignait donc qu'Alexandre Benalla n'avait plus aucune fonction officielle. "Quelles que soient les démarches qu'entreprend M. Benalla, il n'est pas un émissaire officiel ou officieux de la présidence de la République. S'il se présentait comme tel, il est dans le faux", a ainsi déclaré l'Elysée. 

Une réaction que le principal concerné avait, selon son entourage, déjà jugé "surréaliste". Et à laquelle il répond donc ce mercredi en déplorant des propos "diffamatoires", "calomnieux" et "irresponsables" de la part de "certaines personnes de l'entourage du président de la République". "Je n'exerce plus aucune fonction depuis le 1er août 2018", a-t-il également rappelé, avant de justifier la raison de sa présence au Tchad : "Je suis allé au Tchad, accompagnant une délégation économique étrangère dans le cadre d'investissements."Une nouvelle polémique que regrette l'ex chargé de la sécurité, qui dit vouloir se "reconstruire professionnellement" mais se sent "continuellement (...) harcelé" par des personnes dont le but serait de le "saccager". 

L'ex-collaborateur de l'Élysée a également précisé dans son communiqué qu'il avait "tenu informé la plus haute autorité française de l'ensemble de [ses] déplacements à l'étranger". Contacté par LCI, le palais présidentiel affirme n'avoir "jamais été informé par Benalla de ses déplacements" à l'exception du 20 décembre, à quelques jours de la publication d'un article du quotidien Le Monde dévoilant son voyage "embarrassant" au Tchad.

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