"Yes, la meuf est dead" : Marlène Schiappa soutient Sibeth Ndiaye, prise pour cible sur les réseaux sociaux

"Yes, la meuf est dead" : Marlène Schiappa soutient Sibeth Ndiaye, prise pour cible sur les réseaux sociaux

DÉFENSE - Dans son édition datée du 2 août, "Le Canard enchaîné" écrit que Sibeth Ndiaye, conseillère communication et presse de l’Elysée, aurait répondu à un journaliste lui demandant confirmation de la mort de Simone Veil : "Yes, la meuf est dead". Une information qu’elle a démentie à LCI mercredi. Mais sur les réseaux sociaux, les commentaires haineux et les demandes de démission se multiplient. Ce qu’a dénoncé Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat à l’égalité femmes-hommes.

Dans un mini-portrait consacré à Sibeth Ndiaye, conseillère communication et presse de l'Elysée, Le Canard Enchaîné daté du mercredi 2 août explique que le jour du décès de Simone Veil, à un journaliste lui demandant confirmation de l'information, cette dernière aurait répondu : "Yes, la meuf est dead". Interrogée à ce sujet par LCI mercredi matin, Sibeth Ndiaye a démenti, assurant ne jamais avoir écrit un tel message. "Le SMS est totalement faux," nous a-t-elle assuré.

Lire aussi

En vidéo

Qui est Sibeth Ndiaye ?

Mais cela n'a pas empêché les internautes de s'indigner, et de multiplier les commentaires haineux et racistes. De nombreuses personnalités politiques ont également réclamé la démission de la conseillère.

Marlène Schiappa monte au créneau

Cette pluie de commentaires et ce déchaînement de violence à l'égard de Sibeth Ndiaye a fait réagir Marlène Schiappa, secrétaire d'Etat à l'égalité femmes-hommes. Cette dernière a dénoncé dans un tweet ce "cyber-lynchage". "La violence en politique commence par le cyber-lynchage et étrangement, cible davantage les femmes" a-t-elle écrit, assurant également la jeune femme de tout son soutien.

La presse m'a souvent présentée comme bloggeuse alors que je suis surtout maire adjointe du Mans- Marlène Schiappa

Dans ce "coup de gueule" de la secrétaire d'Etat, difficile de ne pas y voir également une allusion à sa situation personnelle. Dans une interview diffusée mardi sur le site du JDD, Marlène Schiappa dénonçait le sexisme et le mépris de classe dont elle est victime depuis son entrée au gouvernement. "A un moment, il faut remettre les choses dans leur contexte. Il y a dans la vie politique des gens qui ont commis des délits, qui ont été condamnés, qui ont même commis des agressions sexuelles et ils ont plus la paix que moi. Vous trouvez ça juste ?" 

La secrétaire d'Etat constatait également qu'elle était très souvent victime de sexisme dans les médias : "J’ai eu au moins 50 articles sur mes cheveux longs pas attachés, sur mes boucles d’oreilles, sur mes ongles peints en rouge… Même dans des presses très sérieuses !". "La presse m'a souvent présentée comme bloggeuse alors que je suis surtout maire adjointe du Mans depuis plusieurs années, présidente d'association, essayiste. En France, les commentateurs adorent mettre les gens dans des cases et refusent qu'ils en sortent. Parfois, je lis dans la presse : 'On dirait qu'elle sort d'une télé-réalité'. Pourquoi? Parce que je suis jeune, un peu typée et que j'ai des cheveux longs ?", s'indignait-elle.

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Alec Baldwin tire et tue un membre de l'équipe sur un tournage : des photos de l'acteur juste après l'accident mortel publiées

Meurtre de Gabby Petito : les restes humains retrouvés en Floride correspondent au petit ami Brian Laundrie

EXCLUSIF - Affaire Maëlys : des invités du mariage où Nordahl Lelandais a enlevé la fillette témoignent

EN DIRECT - Covid-19 : le syndicat Solidaires dépose une requête contre la fin de la gratuité des tests

"Indemnité inflation" : à qui va-t-elle s'adresser, quel montant et quand sera-t-elle versée ?

Lire et commenter
LE SAVIEZ-VOUS ?

Logo LCI défend l'ambition d'une information gratuite, vérifiée et accessible à tous grace aux revenus de la publicité .

Pour nous aider à maintenir ce service gratuit vous pouvez "modifier votre choix" et accepter tous les cookies.