"La France n'attend pas un Trump" : Le Pen sereine face à l'hypothèse Zemmour pour 2022

"La France n'attend pas un Trump" : Le Pen sereine face à l'hypothèse Zemmour pour 2022

ÉLECTION - Une éventuelle candidature du polémiste Eric Zemmour à la présidentielle 2022 ne semble pas inquiéter Marine Le Pen. "Je ne partage pas la théorie selon laquelle la France attend un Trump", a déclaré la présidente du RN en marge de sa rentrée politique.

Elle veut afficher sa sérénité. Alors que l'hypothèse d'une candidature d'Eric Zemmour à l'élection présidentielle d'avril prochain prend de l'ampleur, la présidente du Rassemblement national Marine Le Pen ne s'inquiète pas d'une éventuelle concurrence à l'extrême droite du paysage politique. "Je lui ai dit que la théorie selon laquelle la France attend un Trump est une théorie que je ne partage pas", a déclaré la candidate à l'Élysée devant plusieurs journalistes en marge de sa rentrée à Fréjus (Var), tandis que l'hypothèse d'une candidature du polémiste, aux positions très radicales sur l'immigration, agite le Rassemblement national.

S'il n'a toujours pas clarifié ses intentions pour la présidentielle, Eric Zemmour est pourtant déjà "candidat", pour Marine Le Pen. "Quand on fait des affiches 'Zemmour président' et qu'on recherche des parrainages, c'est qu'on est candidat", a-t-elle lancé. Mais pour une campagne présidentielle, qui est un "parcours d'obstacles", "il faut un projet, l'avoir maturé, des équipes, et réunir des parrainages".

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Pour Le Pen, Zemmour "n'ira pas jusqu'au bout"

Pour autant, sa candidature "ne m'inquiète ni ne m'angoisse", a affirmé Marine Le Pen. "On regarde cela avec beaucoup de calme" et sans "fébrilité", a-t-elle assuré. Si la députée du Rassemblement national n'a plus de doutes concernant la volonté d'Eric Zemmour de se présenter, elle estime toutefois que le polémiste "n'ira pas jusqu'au bout".

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Pour autant, "on va avoir le moment du troisième homme. On en a eu beaucoup", a-t-elle affirmé, citant les candidatures passées de Jean-Pierre Chevènement, François Bayrou ou encore Arlette Laguiller, ainsi que des candidatures "marginales" proches de son camp, comme Bruno Mégret, Philippe de Villiers ou Nicolas Dupont-Aignan.

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