+25% d'appels au Samu à cause du coronavirus : "Nous ne sommes pas débordés, la gestion de crise, on sait faire"

Les Samu face à l'inquiétude des Français
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Coronavirus : l'épidémie meurtrière qui inquiète la planète

ÉPIDÉMIE - Alors que plusieurs cas de contamination au coronavirus ont été déclarés en France et en Europe, le Samu a enregistré une hausse de 25% des appels ce week-end. Pour Agnès Ricard-Hibon, de la Société française de médecine d'urgence, c'est une très bonne chose : les Français suivent la consigne de ne pas se rendre aux urgences.

Un week-end bien chargé. Samedi 25 et dimanche 26 janvier, les centres de communication des Samu de l'Île-de-France ont enregistré +25% d'appels comparé à la normale pour la saison hivernale. Mais, bien qu'ils ne soient pas négligeables, comme s'en faisait l'écho LCI ce mardi matin (voir la vidéo en tête de cet article), les nombre d'"appels farfelus" doit être pris avec des pincettes, relativise Agnès Ricard-Hubon, présidente de la Société française de médecine d'urgence (SFMU).

"Même si on a des appels de peur irraisonnée, ils ne sont pas la majorité et surtout, ce n'est pas si grave", assure-t-elle. "On a une information qui inquiète, on est là pour rassurer la population".

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Certains professionnels de santé appellent tout de même à la raison. "Techniquement, les appels devraient venir de gens en contact avec la Chine ou les voyageurs, mais ce n'est pas toujours le cas..." constate le docteur Olivier Ducros, régulateur au Samu 95. Certaines personnes ont ainsi contacté les services d'urgence parce qu'ils avaient simplement croisé de loin des touristes chinois, été manger dans un restaurant asiatique, ou parce que l'instituteur de leur enfant était asiatique.

Cette méfiance généralisée qui stigmatise toute une partie de la population, est de plus en plus dénoncée par la communauté chinoise de France. Ce lundi, une jeune femme a ainsi lancer le hashtag #JeNeSuisPasUnVirus sur les réseaux sociaux pour alerter sur la libération de la parole raciste sous couvert d'inquiétudes contre le coronavirus. Agnès Ricard-Hibon estime justement que, pour éviter ces réactions, "il est préférable que les gens appellent, plutôt que d’être dans l’inquiétude générale qui se propage". 

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La  présidente de la SFMU souligne également un autre point positif : "A notre connaissance, nous avons une augmentation des appels mais pas d'augmentation des consultations pour des suspicions de coronavirus". Selon elle, les services hospitaliers sont actuellement en "surcroît d'activité hivernale classique". Un surcroît seulement lié aux pathologies habituelles du milieu de l'hiver et à l'épidémie de grippe "normale" de la saison.

"C'est la preuve que les gens écoutent. Les consignes officiels demandent d'appeler le 15 en cas de doutes et de ne pas se rendre aux urgences, c'est ce qu'ils font", se réjouit-elle. Pour toutes ces raisons, elle insiste : "Il ne faut pas passer le message que les centres d'appels du Samu sont débordés. C'est faux. Notre métier, c'est la gestion de crise, on sait faire".

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