349 vies sauvées : le passage aux 80 km/h a "démontré son efficacité"

Le passage aux 80 km/h a permis d'épargner 349 vies
Population

MORTALITÉ - Cela ne fait pas de doute pour la nouvelle Déléguée interministérielle à la Sécurité routière, Marie Gautier-Melleray : l'abaissement de la vitesse maximale autorisée à 80 km/h sur le réseau secondaire aurait bien "démontré son efficacité". Elle écarte ainsi tout projet de retour à 90 km/h.

La vitesse reste la première cause des accidents mortels en France (31 %). C'est pourquoi au 1er juillet 2018 le gouvernement avait finalement décidé d'abaisser la vitesse de 90 km/h à 80 km/h sur l'ensemble du réseau secondaire. Une décision qui a provoqué de nombreux remous du côté des automobilistes mais aussi des collectivités locales qui contestaient l'efficacité d'une telle mesure. Deux ans après l'entrée en vigueur de la mesure, la nouvelle Déléguée interministérielle à la sécurité routière, Marie Gautier-Melleray, se félicite des résultats obtenus. 349 vies ont été sauvées, et l'étude démontre une meilleure cohabitation avec les poids-lourds ainsi qu'un impact sur le temps de trajet tout à fait modéré.

349 vies sauvées

Sur les vingt mois consécutifs à la mise en œuvre de la mesure, le nombre de vies épargnées est estimé à 349, par rapport à la moyenne des cinq années précédentes 2013-2017 utilisées en référence. "Cette baisse sensible de la mortalité routière n'est observée que sur le réseau concerné par l'abaissement de la vitesse autorisée, détaille la Délégation à la Sécurité routière dans son communiqué. Sur le reste du réseau, la mortalité routière a augmenté par rapport à la période de référence" avec 48 décès supplémentaires. Une preuve supplémentaire de l'efficacité de l'abaissement de la vitesse pour sauver des vies pour la Délégation. 

Moins d'accidents avec les poids-lourds

Egalement, la disparition du différentiel de 10 km/h de vitesse maximale entre les poids-lourds et les véhicules légers laissait craindre une augmentation des dépassements dangereux. "L'étude n'a pas fait ressortir de variation du nombre d'accidents causés par un dépassement dangereux avec le reste du réseau, mais a mis en lumière une baisse significative des accidents par collision arrière impliquant un poids-lourd", assure le communiqué. 

Lire aussi

Impact imperceptible sur le temps de trajet

La Délégation a voulu vérifier si l'abaissement de 10 km/h avait eu un impact sur la durée des trajets, notamment entre le domicile et le travail. Résultat : la réponse est non. L'allongement observé, via les remontées des applications de géolocalisation, est en moyenne de 1 seconde par kilomètre. Une durée imperceptible par les conducteurs. Dans 19 % des cas, un gain de temps a même été observé. "Cette réalité est donc très éloignée de la perception subjective qu'en ont les automobilistes, qui déclarent estimer à 2 minutes la perte de temps sur un trajet de 50 kilomètres, alors qu'elle est de 50 secondes", conclut la Délégation.

Interrogée lors d'un point-presse sur le fait de savoir si, dès lors, la mesure était définitivement entérinée, Marie Gautier-Melleray a répondu qu'il ne lui "appartenait pas de (se) prononcer sur l'avenir" mais que "la mesure (figurait) dans le code de la route". Pourtant, certains départements ont choisi de repasser une partie de leur réseau à 90 km/h, à l'instar des Hautes-Alpes, du Cantal ou encore de la Corrèze

Sur le même sujet

Les articles les plus lus

Reconfinement : les commerces qui devront fermer, ceux qui vont rester ouverts

EN DIRECT - Port du masque dès 6 ans, télétravail... Jean Castex précise le plan de reconfinement

CARTE - Reconfinement : regardez jusqu’où vous pourrez sortir autour de chez vous

Reconfinement : crèches, écoles, collèges et lycées resteront ouverts "avec des protocoles sanitaires renforcés"

Reconfinement : dans quelles conditions pourrai-je encore me déplacer ?

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent