Menacée de mort en janvier pour avoir critiqué l'islam, la jeune Mila de nouveau harcelée cet été

Menacée de mort en janvier pour avoir critiqué l'islam, la jeune Mila de nouveau harcelée cet été
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RÉPERCUTIONS - Mila, l'adolescente cible de menaces de mort suite à ses propos sur l'islam, a de nouveau été harcelée cet été. Son agresseur a été interpellé.

Les répercutions liées à sa prise de parole ne se sont toujours pas dissipées. Mila, l'adolescente iséroise cible de menaces de mort en janvier pour avoir critiqué l'islam sur les réseaux sociaux, a de nouveau été harcelée cet été à Malte, rapporte le Canard Enchaîné. Contactée par l'AFP, la procureure de la République à Vienne a confirmé que la jeune fille "a été victime de menaces de mort et de viol alors qu'elle était à Malte en séjour linguistique cet été"

"Elle a dénoncé les faits aux responsables du séjour qui ont saisi les autorités. Son agresseur a été interpellé et jugé à Malte où il a été condamné à de la prison avec sursis", précise la magistrate.

Des investigations toujours en cours

Le jeune homme à l'origine de l'agression, majeur, est de nationalité algérienne et vit en France. Si la mère de Mila a tenu à dénoncer ces faits aux autorités françaises et a déposé une plainte au parquet de Vienne, celle-ci "ne donnera pas lieu à quoi que ce soit car elle concerne des faits déjà jugés", précise Audrey Quey, la procureure. "En revanche, nous avons l'identité de son agresseur."

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En début d'année, l'adolescente de 16 ans avait publié une vidéo sur Instagram dans laquelle elle déclarait notamment : "Je déteste la religion. Le Coran est une religion de haine, l'islam, c'est de la merde (...) je dis ce que je pense ! Je ne suis pas raciste, mais pas du tout. On ne peut pas être raciste d'une religion. (…) Votre religion, c'est de la merde, votre Dieu, je lui mets un doigt dans le trou du cul, merci, au revoir. Vous m'insultez et vous me menacez de mort, vous n'êtes bons qu'à ça". Elle avait suite à cela été menacée de mort et harcelée sur les réseaux sociaux. L'adresse de son lycée et de son domicile notamment avaient été diffusées sur les réseaux sociaux, la forçant notamment à quitter son établissement. Une protection policière avait été mise en place dans le but de la protéger.

Suite aux menaces de mort et à la diffusion des coordonnées de Mila, trois mineurs ont été interpellés et mis en examen. L'un d'entre eux, âgé de 16 ans, a reconnu avoir diffusé les informations personnelles de la victime. Les deux autres, âgés de 17 ans, ont reconnu avoir récupéré les données personnelles de Mila avant de les transmettre au mineur de 16 ans. Le parquet a précisé ce mercredi à l'AFP que "les investigations se poursuivent dans le cadre d'une information judiciaire".

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Peu de temps après les faits, et après une récupération dans la sphère politique, Emmanuel Macron lui avait apporté son soutien, affirmant séparer "cet impératif de la question sur la critique des religions". "La loi est claire : nous avons droit au blasphème, à critiquer, à caricaturer les religions". Une procédure judiciaire à l'encontre de Mila, diligentée du chef de 'provocation à la haine raciale', avait été classée sans suite le 30 janvier 2020, "les investigations conduites n'ayant révélé aucun élément de nature à caractériser cette infraction pénale", avait indiqué le parquet. 

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