Paris : elle loue son HLM dans le 16e sur Airbnb et se fait dénoncer par ses locataires

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IRRÉGULARITÉ - Elle profitait d'Airbnb pour louer son HLM du 16e arrondissement de Paris, mais a été dénoncée par ses locataires à la suite d'un litige. Dans les logements sociaux, cette pratique est illégale.

Les touristes rejoignent la chasse aux Airbnb illégaux. C’est en tout cas ce qui est arrivé à l’une des résidentes d’un HLM dans le 16e arrondissement de la capitale, selon une information du Parisien publiée ce dimanche 21 juillet. Alors que la sous-location de ce type d’habitation n'est pas autorisée, celle qui avait mis l’annonce en ligne risque gros.

"Très bel appart près Tour Eiffel", pouvait-on lire sur l’annonce. Proposé à 255 euros la nuit, selon une capture d’écran du Parisien du site de location Airbnb.fr, cet appartement situé boulevard Suchet,avec deux chambres et trois lits dans 95 mètres carré et une "vue imprenable", pouvait convenir à une famille de touristes. L’annonce oubliait cependant de mentionner que l'habitation se trouvait... dans un logement social.

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Dénoncée après un contentieux

Fait assez inédit, ce sont les touristes eux-mêmes qui ont dénoncé les faits. Un signalement réalisé après qu’un conflit a eu lieu entre les deux partis. "La loueuse n'a pas eu un comportement correct",  a ainsi expliqué une proche de la touriste. "A l'issue de la location elle nous a notamment réclamés 1000 euros en disant que nous avions abîmé son canapé", raconte cette Parisienne auprès de nos confrères. 

20.000 logements en situation illégale selon la mairie

De quoi pousser le bailleur social, Paris Habitat, à lancer une action contre cette personne. Car si un Parisien peut céder son appartement 120 jours par an, avec l’accord de son bailleur, la pratique est totalement illégale dans un logement social. "Même pour quelques jours par an ?", s’étonne l’occupante au quotidien. "Je n'étais pas au courant", se défend-elle,  promettant de retirer l’annonce. 

Ce lundi, le "très bel appart" n’était plus en ligne. Mais selon Stéphane Bettiol, directeur général adjoint de Paris Habitat, l'occupante pourrait bien être sanctionnée. Dans ce type de dossier, les condamnations peuvent aller "jusqu'à 5 000 euros d'amende, voire la résiliation du bail". L’an dernier, plus d’un million d’euros avaient été collectés par la ville de Paris grâce à la chasse aux locations illégales.

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