Airbus : alerte aux fissures sur les ailes des plus vieux A380

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RISQUE - Dans une "proposition de directive de navigabilité", l'Agence européenne de la sécurité aérienne indique que des "cas de fissures" ont été signalés sur des ailes d'A380, préconisant d'inspecter les 25 plus anciens, sans toutefois demander de les clouer au sol.

Ce n'est pas la première fois qu'Airbus doit faire face à un problème de cette nature sur son très gros porteur, dont il a annoncé en février dernier la fin de la production. L'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) préconise d'inspecter les ailes des 25 plus anciens A380 en raison d'un risque de fissures, a-t-elle annoncé dans une note. L'agence ne préconise pas de clouer les avions au sol mais indique que, ce problème, faute d'être "détecté et corrigé", serait susceptible de "réduire l'intégrité structurelle des ailes".


Le quotidien Les Echos, qui a révélé mardi cette note publiée le 5 juillet, précise que l'agence basée en Allemagne a préconisé une inspection aux ultrasons sur environ un dixième des 234 A380 en circulation, soit ceux dont la date d'assemblage de la voilure remonte à plus de 15 ans. "Cette directive est considérée comme une action provisoire, limitée aux 25 ensembles d'ailes les plus anciens", indique l'AESA dans son communiqué, qui précise que "sur la base de ce qui sera découvert lors de ces inspections, d'autres directives pourraient suivre" concernant le reste des avions en service.

L'avionneur, qui a annoncé en février la fin de la production de l'A380, en bout de course faute de commandes et qu'il cessera de livrer en 2021, a réagi en expliquant que "les directives de navigabilité sont standard dans l'aviation et démontrent le bon fonctionnement du processus de réglementation". "L'aviation est l'un des secteurs les plus réglementés et la sécurité est la priorité absolue dans l'aviation", a-t-il encore indiqué dans un courriel à l'AFP. 


En 2012, l'AESA avait déjà demandé l'inspection de l'ensemble des appareils en service dans le monde après la découverte de micro-fissures sur les ailes de certains d'entre eux. Si l'entreprise avait assuré qu'elles ne posaient pas de problème de sécurité, ces fissures avaient terni la réputation du plus gros avion civil au monde. Les travaux de réparation et de contrôle sur les "super jumbos" avaient en outre été évalués à "au moins un million d'euros par appareil, soit un coût total de 100 millions d'euros" par l'hebdomadaire Der Spiegel.

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