Assouplissement de la limitation à 80 km/h : "Les choses peuvent aller très vite", assure Lecornu

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ADAPTATION - Alors que le Premier ministre a annoncé lundi dans sa présentation du plan de sortie de crise du gouvernement que l'assouplissement de la limitation à 80 km/h sur les routes départementales serait étudié "dans le courant du mois de juin", les modalités de ces mesures se précisent. Étudiées au cas par cas en accord avec les départements, elles prendraient effet avant 2020.

L’assouplissement de la réforme décriée des 80 km/h fait son chemin. Après que le Premier ministre ait annoncé lundi que des décisions seraient prises "dans le courant du mois de juin" à ce sujet, les membres de la majorité prennent la parole pour en préciser les modalités. 


"Les choses peuvent aller très vite", affirmait ce mardi au micro de RTL Sébastien Lecornu. Le ministre chargé des Collectivités territoriales a précisé que ces changements devraient entrer en vigueur avant la fin 2019. 

Cas par cas

Assouplir les 80 km/h, oui, mais pas partout, et en accord avec les élus. "Il y a des endroits où fondamentalement, il faut rester à 80 km/h, il faut durcir les contrôles à d’autres endroits", a-t-il expliqué. Des mesures qui se prendront en "codécision entre le président du conseil départemental, qui a un pouvoir de police sur le réseau des routes départementales, et le préfet du département".

 

"Il faut simplement prendre le temps de se mettre d'accord sur les objectifs de diminution du nombre de morts sur les routes, parce que là aussi, il peut être intéressant d'avoir des objectifs départementaux". Une politique du "cas par cas" que défendait déjà dimanche 28 avril Sibeth Ndiaye. La porte-parole du gouvernement parlait d’une "application plus adaptée aux réalités du terrain, toujours en faisant en sorte qu’il y ait moins de tués sur les routes". 

Priorité à la "lutte contre la mortalité routière"

Si le gouvernement a entendu les doléances du grand débat national concernant l’adaptation des 80 km/h, la priorité reste à la "lutte contre la mortalité routière", a insisté Sébastien Lecornu. Ce dernier en profité pour se féliciter de "l’entrée dans l’espace public et le débat public" de ce sujet, qu’il identifie comme "un véritable fléau de notre pays". 

Ces mesures font ainsi échos aux revendications des Gilets jaunes et à celles exprimées dans le cadre du grand débat national voulu par Emmanuel Macron. Alors que les chiffres de la mortalité routière sont en hausse au premier trimestre 2019 avec 741 personnes tuées, soit 25 de plus que la moyenne des années 2013-2017, des associations estiment inutile la limitation à 80 km/h. "C’est toute la politique de sécurité routière", qui doit être révisée selon elles. 

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