"Je ne m’attendais pas à un deuxième confinement si tôt" : à Melbourne, une Française témoigne

"Je ne m’attendais pas à un deuxième confinement si tôt" : à Melbourne, une Française témoigne
Population

TÉMOIGNAGE - Le virus circule toujours dans le monde et les annonces de reconfinement localisés se multiplient. Adélaïde Darré, une Française vivant à Melbourne, fait partie des 5 millions d'habitants à nouveau confinés dans la 2e plus grande ville d'Australie.

C'est une éventualité que l'on redoute. Dans plusieurs pays, des reconfinements locaux sont mis en place pour tenter d’endiguer le virus et éviter une propagation massive. La Galice et la Catalogne en Espagne viennent de confiner près de 270.000 personnes, le Portugal 700.000 habitants et à Melbourne, en Australie, ils sont près de 5 millions. 

La deuxième ville du pays a vu son nombre de nouvelles infections quotidiennes augmenter ces derniers jours. Pour les autorités du pays, le risque d’une rechute est désormais trop grand. Elles ont donc donné l'ordre aux 5 millions d'habitants de rester chez eux et les frontières de l'Etat de Victoria, dont la capitale est Melbourne, ont été fermées. Avec sa gestion de l'épidémie, l'Australie, qui compte 25 millions d'habitants, a enregistré un peu moins de 9.000 cas de coronavirus et 106 décès. 

Adélaïde Darré, 25 ans, vit dans le quartier de Richmond. Pour cette expatriée française, chargée de communication dans le marketing digital, l’annonce du reconfinement a été vécu comme un coup dur : "Je ne m’attendais pas à un deuxième confinement si tôt, surtout avec si peu de cas déclarés (comparé aux chiffres en France par exemple). C’était inattendu pour ma part. Pour la plupart, on a eu l'impression que le déconfinement s'était fait trop tôt." 

Si gouvernement s'inquiète notamment des conséquences sur la santé mentale des habitants d'un second confinement, il ne donne l'autorisation de sortir que "pour faire les courses, aller chez le médecin, faire du sport et aller à l’école/au travail" si le télétravail est impossible. Instructions qu'Adélaïde Darré a respectées puisqu’elle est sortie seulement pour s'approvisionner dans une ambiance "assez étrange"

Un confinement plus dur à respecter

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Mais d’après ces observations ce n’est pas le cas de tout le monde. Pour elle, ce deuxième confinement "n’est pas vraiment compris, ni respecté par pas mal de personnes". Elle s’est étonnée de voir encore "beaucoup de monde dehors". Un contraste d'autant plus marquant que, lors du premier confinement, les Australiens avaient été nombreux à respecter les directives de l'Etat. 

Quelques semaines seulement séparent les deux isolements et pour Adélaïde Darré, c'est un aspect à prendre en compte : "On n'a pas vraiment eu le temps de profiter d'un retour à la normale". Les commerces venaient de rouvrir, des Australiens venaient à peine de reprendre le chemin du travail, il est donc "extrêmement difficile pour tout le monde de devoir faire marche arrière". Restaurants et cafés ne peuvent servir que des plats à emporter, les salles de gym et les cinémas sont à nouveau fermés et les supermarchés ont été dévalisés... comme lors du premier confinement.

Au cours des six prochaines semaines, les habitants de Melbourne sont donc obligés de rester chez eux et des employés du gouvernement font du "porte-à-porte" dans la ville pour les encourager à se faire dépister, environ 10.000 personnes ont refusé de s'y soumettre après avoir lu de fausses informations sur les réseaux sociaux. 

De son côté, Adélaïde Darré espère pouvoir revenir en France dans les deux prochaines semaines.

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