Autoroute : le retour aux 80 km/h pas si simple selon les départements

Autoroute : le retour aux 80 km/h pas si simple selon les départements
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JT 13H - Si une quarantaine de départements ont voté pour l'abandon des 80km/h, une vingtaine ne sont pas en faveur de ce changement. Le retour aux 90km/h est-il possible ?

Depuis son instauration en juillet 2018, le passage aux 80km/h est toujours très glissant. Pour tenter d'apaiser la colère des automobilistes, le Premier ministre avait proposé un assouplissement en mai 2019, notamment un éventuel retour aux 90km/h. En attendant, les conducteurs ne savent plus à quel panneau se vouer. Quelles seraient les conséquences d'un changement de panneaux ?

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Des panneaux de limitation de vitesse à 90 km/h seront également de retour jeudi matin sur certaines routes départementales de Haute-Marne, a annoncé mercredi le président LR du conseil départemental, Nicolas Lacroix. L'élu haut-marnais n'a pas attendu l'avis consultatif de la commission départementale de sécurité routière qui se réunissait ce mercredi à Chaumont pour annoncer sa décision, et rappelle avoir remis à l'administration le rapport d'accidentologie obligatoire.

Ce retour aux 90 km/h, le premier en France selon lui, concerne les 200 premiers kilomètres d'un programme qui couvrira en tout, dès la fin de la semaine, 476 km de routes départementales, d'anciennes nationales pour l'essentiel. "C'est le réseau structurant du département qui concentre 85% du trafic", a expliqué Nicolas Lacroix, soulignant que des messages de vigilance tels que "Pour votre sécurité, respectez la vitesse" seront également installés au côté des panneaux de limitation de vitesse.

"Ici la voiture c'est la vie"

Dès l'été 2019, les équipes techniques du département avaient coulé les plots en béton destinés à recevoir les panneaux. "Ce retour aux 90 km/h a un coût de l'ordre de 100.000 euros", estime M. Lacroix. "Cet investissement va durer longtemps et ne pèse pas grand chose par rapport aux 30 millions d'euros de notre budget voirie, pour beaucoup consacré à l'entretien des routes", ajoute-t-il.

Le président du conseil départemental se défend d'avoir pris une décision populiste dans un département où le mouvement des "gilets jaunes" avaient été particulièrement actif. "Ici, la voiture c'est la vie. Perdre son permis, c'est risquer de perdre son emploi", justifie-t-il d'autant plus que "dans le département, on n'a pas vu d'amélioration en matière d'accidentologie depuis le retour aux 80 km/h".

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