Bébés nés sans bras ou sans main : vers des investigations sur le terrain pour percer le mystère

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L'affaire des bébés nés sans bras ou sans main

NOUVELLE ETAPE - Les scientifiques chargés de déterminer les causes possibles de cas groupés d'enfants nés avec un membre supérieur malformé vont préconiser des "investigations" de terrain. L'Anses l'a annoncé dans un courrier aux associations d'aide aux familles et aux responsables des registres des malformations congénitales.

Attendu fin juin, le rapport final du comité d'experts chargé de percer le mystère de l'affaire dite des "bébés nés sans bras ou sans main", ne sera communiqué aux familles que le 11 juillet. Mais en amont de cette réunion, qui rassemblera associations d'aide aux familles et responsables des registres des malformations congénitales, ces derniers ont d'ores et déjà été informés d'une nouvelle étape dans ce dossier. 

Dans le courrier de convocation qui leur a été adressé, l'Agence nationale de sécurité sanitaire et de l'environnement (Anses) annonce en effet que le comité d'experts "va recommander que des investigations soient faites dans les endroits où des anomalies ont été observées", a expliqué la scientifique à l'origine de la médiatisation du dossier, Emmanuelle Amar.

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Pas plus de précisions pour le moment sur le type d'enquête qui sera demandée : "on ne sait pas laquelle ni sur quoi elle va porter", à savoir tous les groupements de cas recensés en France ou seulement l'un d'entre eux, précise encore la responsable du registre de la région Rhône-Alpes, qui avait alerté sur l'existence d'une concentration anormale de cas dans certaines communes du département de l'Ain.

Interrogée par l'AFP, l'agence Santé publique France n'a pas souhaité confirmer cette information, également relayée par une mère concernée, précisant seulement qu'une "conférence de presse de restitution du rapport" des experts scientifiques se tiendrait le lendemain de la restitution des conclusions aux familles, soit le 12 juillet.

Pour rappel, plusieurs cas groupés de naissances de bébés touchés par des malformations ont été identifiés ces dernières années en France : dans l'Ain (8 naissances entre 2009 et 2014), la Loire-Atlantique (3 entre 2007 et 2008) et le Morbihan (4 entre 2011 et 2013).

En octobre, Santé publique France avait indiqué n'avoir identifié aucune cause pour les cas groupés suspects et avait estimé qu'il n'y avait pas d'"excès de cas" dans l'Ain. Mais les inquiétudes dans les régions concernées avaient poussé le gouvernement à lancer une nouvelle enquête, menée par Santé publique France et l'Anses. La future enquête devra comporter "un séquençage du génome des enfants et des parents" et "un audit des systèmes d'eau", réclame le groupe de travail "informel" constitué par Emmanuelle Amar et qui en avril dernier, pointait dans sa propre étude la piste de l'eau contaminée comme l'une des principales hypothèses.

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