Bébés nés sans bras : la piste de l'eau potable polluée à l'étude

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L'affaire des bébés nés sans bras ou sans main

CAUSES - Alors que l'un des comités créés en début d'année par le gouvernement se réunit ce jeudi après-midi pour tenter d'éclaircir le mystère des enfants nés avec des anomalies des membres supérieurs dans plusieurs départements français, Emmanuelle Amar, qui a constitué un groupe de travail, s’intéresse à plusieurs hypothèses.

Depuis l'annonce de la création de deux comités sous l'égide du gouvernement, en février dernier, l'enquête sur l'affaire des bébés nés sans bras, révélée en octobre, semblait au point mort. Mais Emmanuelle Amar, la directrice du Registre des malformations pour la Région Rhône-Alpes qui avait alerté les autorités sur plusieurs cas similaires, n'a jamais cessé d’investiguer. D’innombrables courriers lui seraient même parvenus de France et de l'étranger, du fait de la médiatisation de l'affaire, venant enrichir son enquête. Au point de constituer un groupe de travail composé d'un biologiste, d'une généticienne, d'un spécialiste de l'eau, des risques industriels, d'un agronome.

Alors que se réunit ce jeudi après-midi l'un des deux comités créés en début d'année sous l'égide des ministères de la Santé et de l'Environnement pour tenter d'éclaircir le mystère de ces enfants nés avec des anomalies des membres supérieurs dans plusieurs départements français, la lanceuse d'alerte a évoqué, pour France Inter, plusieurs pistes sérieuses.

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Un point commun relatif à l'eau dans les différentes localités

Les entretiens avec les mères concernées n'ayant pas permis d'identifier de causes individuelles, les soupçons se seraient rapidement tournés vers l'environnement et notamment sur l'eau. Les localités concernées par ces cas suspects d'agénésie ont en effet un point commun, apprend-on via France Inter. A savoir, "un captage de l'eau en amont, dans des zones potentiellement polluées, et une situation géographique en bout de réseau, qui pourrait expliquer pourquoi elles seraient les seules touchées."

Dans le détail, l'agent responsable pourrait être un pesticide ou un rejet industriel toxique tandis que les hypothèses du mésusage d'un produit dans le cadre du nettoyage ou de la réparation du réseau d'alimentation en eau sont aussi évoquées par le groupe de travail. Reste à savoir si l'une de ces pistes figurera parmi les réponses censées être apportées par les comités formés par les ministères de la Santé et de l’Environnement, d'ici le 30 juin 2019.

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