Après l'évacuation de l'université Lyon-2, des étudiants réinvestissent le campus

Après l'évacuation de l'université Lyon-2, des étudiants réinvestissent le campus
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MOUVEMENT - La police est intervenue ce mercredi pour déloger les étudiants qui occupaient les locaux du campus de Bron de l'université Lyon-2. Ils protestaient en soutien à l'étudiant lyonnais qui s'est immolé par le feu le 8 novembre en interpellant les pouvoirs publics sur la précarité étudiante. Plusieurs étaient de retour sur place ce jeudi matin.

Occupé par des étudiants toute la journée du 13 novembre, le campus de l'université Lyon 2 situé à Bron a été évacué par la police dans la soirée, sur réquisition de la présidente de l'établissement qui avait décidé très tôt dans la journée la fermeture de ce campus, après un appel au blocage de plusieurs syndicats. Cet appel avait été lancé au lendemain d'une journée de mobilisation en hommage à Anas K. , un étudiant de 22 ans qui s'est immolé par le feu le 8 novembre devant le Crous de Lyon, et encore hospitalisé entre la vie et la mort.

"Les étudiants ont de nouveau investi la fac illégalement jeudi matin dès 6h30, indique une source policière à LCI. Ils sont une trentaine sur place. Une évacuation est prévue". 

Sur les réseaux sociaux jeudi, les étudiants appelaient eux à rejoindre les occupants. 

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Une soixante d'étudiants bloqueurs mercredi

Plusieurs dizaines de policiers, ainsi que des gendarmes mobiles avaient été dépêchés mercredi soir pour évacuer la soixantaine d’étudiants qui occupaient le campus de Bron, indique BFMTV. L'évacuation a débuté aux alentours de 21h40 et se serait terminée vers 22h selon un internaute affirmant être sur place parmi les bloqueurs. 

Plus tôt dans la journée mercredi, la présidente de l'université Lyon 2, Nathalie Dompnier s'est exprimée alors que le site était bloqué. "Nous devons admettre que nous n'avons pas vu venir et pas su prévenir cet acte de désespoir", a-t-elle écrit dans un communiqué à propos de l'immolation de l'étudiant, tout en affirmant que le blocage revenait "à mettre les étudiant-es en difficulté dans leur cursus". Elle a également condamné "les menaces et les actes de vandalisme commis au nom de la lutte contre la précarité".

"On avait juste envie d'occuper, on n'était pas là pour casser des choses. En pas beaucoup de temps la police est arrivée, très nombreuse, équipée. On n'a pas cherché la confrontation. On les a vu arrivés et on est partis. Tout s'est bien passé. J'ai pas entendu dire que des personnes avaient réagi par la violence", a témoigné un étudiant bloqueur sur BFMTV.

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