CAC 40 : la rémunération des patrons a encore augmenté de 12% en 2018

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SUPER-RICHES - La rémunération moyenne des dirigeants des sociétés du CAC 40 s'est élevée l'an dernier à 5,77 millions d'euros. Une hausse de 12% trois fois plus rapide que celle des salariés et un nouveau record depuis plus de dix ans.

Leurs grosses entreprises ne connaissent pas la crise. Selon une étude publiée mercredi par un cabinet de conseil, la rémunération moyenne des dirigeants des sociétés du CAC 40 a augmenté de 12% en 2018 à 5,77 millions d'euros. Un niveau de revenu qui correspond à 152 fois le salaire brut moyen des Français.

"La hausse de la rémunération des dirigeants du CAC 40 est trois plus rapide que celle des salariés", a déclaré lors d'une présentation à la presse Loïc Dessaint, directeur général de Proxinvest, le cabinet de conseil qui a réalisé l’étude. Ces dirigeants gagnent en effet - en moyenne - 90 fois plus que les salariés de leurs sociétés, contre seulement 73 fois en 2014. La rémunération de ces numéros un exécutifs, qui comprend une part fixe, variable et actionnariale, atteint "un nouveau record sur les dix dernières années, (...) une dérive qui s'explique principalement par les hausses du Top 4", explique le cabinet.

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Une prime exceptionnelle de 5,8 millions

Comment expliquer ces émoluments ? Une bonne partie de la hausse de la moyenne du CAC 40 est due à l'intégration en 2018 dans l'indice phare de la Bourse de Paris de Dassault Systèmes. Son directeur général Bernard Charlès a perçu 33,1 millions d'euros, dont 30,2 millions d'euros d'actions l'an dernier, selon Proxinvest. Deuxième patron le mieux rémunéré de France, François-Henri Pinault a pour sa part reçu une prime exceptionnelle d'un montant de 5,8 millions versée selon le Proxinvest "sans condition de performance". Au total, François-Henri Pinault a perçu 17,3 millions d'euros, d'après le calcul de Proxinvest.

Troisième du classement, Carlos Ghosn, numéro un de Renault-Nissan avec 14,3 millions d'euros avant d'être démis de ses fonctions à la suite de son arrestation au Japon.  Et ce, même s'il a été privé d'actions gratuites et de retraite. La hausse de sa rémunération avait atteint 137,5% sur un an à 13,3 millions d'euros pour le seul constructeur Nissan.

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