"Certains avaient les larmes aux yeux" : la fermeture des commerces, un coup dur pour les restaurateurs

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COUP DUR - Alain Fontaine, président de l'association française des Maîtres-Restaurateurs, était l'invité de LCI ce dimanche 15 mars. S'il dit "soutenir" la décision du gouvernement, il regrette cependant ne pas avoir eu de délai pour s'organiser.

La nouvelle est tombée sans crier gare samedi soir. Si la fermeture des restaurants se "faisait sentir" dans les rangs, personne ne s'imaginait devoir stopper son activité aussi rapidement. C'est en tout cas ce que nous a expliqué Alain Fontaine. Président de l'association française des Maîtres-Restaurateurs, il témoigne ce dimanche sur LCI du désarroi de ses confrères, qui ont dû cesser le service à partir de minuit.

Le chef du label des Maîtres-Restaurateurs l'assure. Il a appris la nouvelle "comme tout le monde", lors de la conférence de presse d'Edouard Philippe. "Les organisations professionnelles n'étaient pas non plus au courant", affirme-t-il, "personne ne le savait". Résultat,  le personnel a été pris de court. A  20 heures, certains ont même eu "les larmes aux yeux", confie Alain Fontaine. "On a eu quatre heures pour tout changer."

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"C'est un coup dur"

En soi, "sur le fond", Alain Fontaine dit "soutenir l'engagement et la démarche du gouvernement". Cependant, c'est la forme qui lui pose problème. Pourtant, un peu d'anticipation aurait suffi selon lui : "Si nous avions été prévenus il y a trois jours, nous aurions pu se mettre en place." Un "petit délai" de 72 heures qui aurait notamment évité de s'apprêter pour le week-end. "Mes confrères ont, bien sûr commandé, ils ont leurs stocks, tout dans leurs frigos", souligne ainsi le président de l'association, regrettant qu'une telle décision impacte également les agriculteurs. "Quand on stoppe les restaurants, il n'a pas que ça qu'on stoppe. Mais c'est bien toute une chaîne alimentaire, qui va très loin." 

Certains cherchent donc des solutions. Et s'adaptent. Comme cette enseigne du 7e arrondissement parisien. Pour éviter le gaspillage, aussi bien alimentaire qu'économique,  ce commerce propose "un vente à emporter sans contact". La livraison ou les commandes à emporter ne sont en effet pas interdites par le décret du Premier ministre. 

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