Les Français favorables au maintien de l'heure d'été toute l'année : et maintenant ?

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PROJECTION - Au lendemain de la publication des résultats de la consultation citoyenne organisée par l'Assemblée nationale sur le changement d'heure, la question de leur portée se pose. Le maintien à l'heure d'été, qui l'a emporté, doit-il nécessairement être suivi ? A quelle échéance ? Qu'en est-il chez nos voisins ?

Et si l'heure d'hiver vivait justement ses dernière heures ? Le 20 décembre prochain, le Soleil ferait son apparition à 10h06 à Brest et 9h18 à Strasbourg, contre 9h06 et 8h18 jusqu'alors. Le nuit tomberait à 18h24 et non plus à 17h24 à Brest ; à 17h34 et non plus à 16h34 à Strasbourg. 

Au lendemain de la publication des résultats de la consultation citoyenne organisée par l'Assemblée nationale sur le changement d'heure, la question de leur portée se pose. La fin du changement d'heure, et notamment de l'heure d'hiver, qui l'a emporté, doit-elle être suivie par l'Etat français ? A quelle échéance ? Qu'en est-il des autres pays de l'Union européenne  ?

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Cette consultation est-elle (juridiquement) contraignante ?

Non. Cela signifie, qu'il ne s'agit pas d'un texte au caractère obligatoire qui désigne un engagement juridique. Pour autant, le résultat de cette consultation sera transmis aux institutions européennes car, à terme, les pays européens vont bel et bien abandonner le changement d'heure. Cela résulte d'une proposition de la Commission européenne qui, en septembre 2018, a proposé une nouvelle directive qui mettrait fin aux changements impliquant d'avancer sa montre d'une heure en mars et de la reculer d'une heure en octobre, et qui permettrait aux États membres de choisir leur fuseau horaire. Reste à savoir, pour chacun, quel fuseau adopter. 

Pour rappel, les pays de l'Union européenne sont actuellement regroupés en trois fuseaux horaires différents : l’heure de l’Europe occidentale ou temps universel (UTC) qui concerne uniquement le Portugal, le Royaume-Uni et l'Irlande, l’heure de l’Europe centrale ou UTC+1 (17 pays dont la France) et l’heure de l’Europe orientale ou UTC+2 (8 pays).  

Quelle est l'échéance ?

La directive, toujours en cours de négociation entre le Parlement européen et le Conseil de l'UE, prévoit l'abandon du système actuel dès cette année. Mais les ministres des transports européens, réunis le 3 décembre dernier, ont toutefois envisagé la date de 2021 pour abandonner ce système.  

Dans le détail, chaque État membre devra alors décider de son heure légale, et ce à l'issue d'une action de coordination pour éviter un "patchwork" de fuseaux horaires.

Et d'ici là ?

D'après le plan initial de Jean-Claude Junker, si la France reste à l’heure d’été, le changement d’heure au 31 mars prochain serait le dernier de notre histoire. Mais en attendant que l'Union européenne et chacun des Etats membres tranchent d'ici deux ans donc, la devinette reprendra, possiblement encore trois fois après cela, pour les couche-tôt comme pour les couche-tard : à la nouvelle heure, quelle heure sera-t-il ? 

Quid de nos voisins ?

Les résultats rendus ce mercredi sont en adéquation avec une consultation lancée par la Commission européenne à l'été 2018 : sur environ 4,6 millions de participants au sein des pays européens, 56% des votants, dont la France à 52%, étaient pour conserver l'heure d'été, contre 36% en faveur de l'heure d'hiver. Dans le détail, les répondants du Portugal, Chypre et de la Pologne avaient une préférence pour l'heure d'été, la Finlande, le Danemark et les Pays-Bas pour l'heure d'hiver. 

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Changement d'heure : un casse-tête pour les régions frontalières

Chaque État membre est censé communiquer d’ici la fin du mois d’avril, s’il souhaite rester à l’heure d’hiver ou à l’heure d’été. Une échéance imposée avant les élections européennes.

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