Chevaux mutilés : un collectif pour faire avancer les enquêtes rassemble déjà 2000 citoyens

Ces dernières semaines, nombre de chevaux ont été retrouvés mutilés, parfois à mort, partout en France.

MUTILATION - Intitulé "Urgences chevaux et milieu rural en danger", ce collectif créé sur Facebook souhaite "déclencher une mobilisation active de la part des services" de l'Etat pour faire avancer la dizaine d'enquêtes ouverte.

Si les cas rapportés sont moins nombreux, l'inquiétude persiste. Regroupant propriétaires, professionnels et associations, un collectif créé début novembre et regroupant déjà plus de 2.000 citoyens veut faire avancer les enquêtes sur les chevaux victimes de mutilations depuis plusieurs mois.

Le collectif "Urgences chevaux et milieu rural en danger" vise à "déclencher une mobilisation active de la part des services" de l'Etat "pour que les enquêtes évoluent", a expliqué Laure Amalric, à l'initiative de ce rassemblement sur Facebook.

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Le mystère des chevaux mutilés

"Un sentiment grandissant d'impunité"

"Il est impératif que des moyens techniques, humains et financiers soient octroyés par le gouvernement", a-t-elle ajouté réclamant en urgence un entretien avec les ministres de l'Intérieur, de l’Ecologie et de l’Agriculture. "Des groupes non identifiables par les forces de l'ordre font régner la terreur dans les prés, fermes et box des équidés, des ovins et bovins. Nous demandons au gouvernement qu'il assure la sécurité de nos animaux", a-t-elle martelé.

Elle estime avoir "besoin d'un renfort d'enquêteurs ainsi que d'une équipe qui regroupe et centralise toutes les données pour mettre un terme à cette barbarie" déplorant "le silence du gouvernement" qui "s’ajoute au sentiment grandissant d’impunité pour les auteurs des actes, lesquels ne sont toujours ni identifiés ni condamnés".

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Les défenseurs des chevaux comptent aussi sur des aides financières de l'Etat, notamment pour l'achat de caméras de surveillance. La région Auvergne Rhône Alpes leur a déjà alloué un budget de 100.000 euros et celle d’Ile-de-France de 50.000 euros pour ce type d'équipement, selon eux.

Des dérogations au confinement pour continuer les surveillances des animaux seuls la nuit comptent aussi parmi leurs revendications.

Depuis le mois d'août, des faits de mutilation, principalement de chevaux, parfois mortels, ont été signalés un peu partout sur le territoire. Des dizaines d'enquêtes ont été ouvertes. 

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