Classement de Shanghai : les universités américaines toujours en tête, la France grappille des places

Place de la Sorbonne, Paris, 20 avril 2020
Population

ENSEIGNEMENT - Harvard domine toujours le classement de Shanghai, publié vendredi. Mais quatre établissements français, dont Paris Saclay, font leur première apparition dans le top 100.

Les universités anglo-saxonnes toujours en tête, mais des établissements français pointent leur nez : c'est ce qui ressort du classement de Shanghai, publié ce vendredi. Un Palmarès qui, s'il demeure incontournable en la matière, est l'objet de critiques toujours plus acerbes au fil des ans.

Les dix premières places sont comme l'an dernier trustées par les Anglo-saxons avec huit universités américaines et deux britanniques. Trônant à la première place, Harvard devance une nouvelle fois sa compatriote Stanford et la britannique Cambridge. On trouve ensuite les américaines MIT (4e), Berkeley (5e) et Princeton (6e). Premier établissement non-anglosaxon avec sa 14e place, Paris Saclay fait par ailleurs sa première apparition dans le top 100 tout comme l'université PSL (Paris sciences & lettres), au 36e rang, celle de Paris (65e) et Grenoble Alpes (99e). Habituée du classement, la Sorbonne grappille, elle, quelques places pour se hisser au 39e rang. 

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Un classement critiqué

Dans un communiqué, la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal s'est félicitée que la France se classe désormais au 3e rang mondial derrière les Etats-Unis et le Royaume-Uni et y voit le résultat des réformes engagées dans le supérieur. "Les efforts initiés afin de permettre le rayonnement de nos universités à l’international commencent à porter leurs fruits. Ces nouveaux modèles d’universités font la preuve de leur pertinence et sont désormais reconnus à l’étranger, témoignant de la qualité de notre enseignement et de notre recherche au plan international", a indiqué la ministre.

Le classement de Shanghai, établi depuis 2003 par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy, prend en compte six critères. Parmi eux : le nombre de Nobel et médailles Fields parmi les étudiants diplômés et professeurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou encore le nombre de publications dans les revues Science et Nature. Si le cabinet présente ce classement comme "le plus fiable", ces critères sont dénoncés par de nombreux responsables européens comme un biais dommageable pour leurs établissements. 

Comme le relève le site The Conversation, la méthodologie se concentre uniquement sur l’activité de recherche des établissements. "Certaines disciplines, comme les sciences humaines et sociales, n’y sont pas prises en compte", précise le site spécialisé dans l'enseignement universitaire, ajoutant que "l'activité d’enseignement n’y est pas évaluée, pas plus que la vie étudiante, les activités culturelles ou l’insertion dans les territoires." En 2019, Frédérique Vidal avait d'ailleurs regretté que "certains" des choix du classement "desservent particulièrement les universités françaises".

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