Comment des œuvres de Notre-Dame de Paris ont-elles été sauvées de l'incendie ?

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NOTRE-DAME - Dès le départ de l'incendie, le sauvetage des œuvres a immédiatement été mise en place. Si beaucoup d'éléments liturgiques ont pu être sauvés, des doutes subsistent sur l'état des toiles qui ornaient l'intérieur de l'édifice. Comment les secours ont-ils procédé ?

Alors que les flammes dévoraient le toit de Notre-Dame de Paris, pompiers, membres du personnel de la cathédrale, agents municipaux et du ministère de la Culture ont rapidement mis à l'abri des œuvres. Une action dans l'urgence qui a permis de sauver de nombreux chefs d’œuvres qu’abritait la cathédrale. 

Une incroyable chaîne humaine

Comme le précise le Général Jean-Claude Gallet, commandant la Brigade de sapeurs-pompiers de Paris, "lorsqu'un incendie se produit sur un site culturel, un plan de sauvetage des œuvres" est immédiatement mis en place. Car il faut non seulement lutter contre l'incendie, mais aussi préserver le maximum de chefs-d'œuvre. 


Une procédure très précise est alors suivie. Le ministre de la Culture, Franck Riester, a salué la chaîne humaine mise en place hier soir pour sauver les œuvres en périls. 

De très nombreuses œuvres d'art de Notre-Dame ont été placées en sécurité dans différents lieux de Paris. Parmi les joyaux sauvés, la Sainte Couronne d’épines - relique de la Passion du Christ - et la tunique Saint-Louis, comme l'a confirmé Anne Hidalgo, maire de Paris. L'Hôtel de Ville a d'ailleurs servi de refuge pour beaucoup des objets sauvés. 

Malheureusement, trois reliques sont aujourd’hui réduites en cendres : une parcelle de la Sainte Couronne d’épines du Christ, une relique de Saint-Denis et une de Sainte-Geneviève. Elles étaient à l'intérieur du coq au sommet de la flèche qui s'est effondrée dans l'incendie. 

Des incertitudes sur les toiles monumentales

Si beaucoup d'éléments liturgiques ont été sauvés, des doutent subsistent sur l'état des œuvres qui n'ont pas pu être retirées, comme les tableaux. Notre-Dame de Paris accueille des toiles monumentales appelées, "les grands mays" , signées par les plus grands artistes du XVI et XVII siècles : Laurent Le Hyre ou Charles Lebrun. L'eau utilisée par les pompiers pour éteindre l'incendie et la fumée ont certainement endommagé les peintures. 


Nous sommes également dans l'attente de nouvelles sur l'état des deux tours. Les pompiers ont lutté sans relâche pour que circonscrire l'incendie et empêcher que les flammes atteignent l'intérieur les tours. L'intérieur étant en bois, l'incendie se serait alors rapidement répondu et les craintes se portaient sur le maintien de la structure qui abrite les cloches. Huit d'entre elles furent changées en 2013. 

Le Louvre solidaire pour le sauvetage des œuvres

Contacté par LCI, le musée a exprimé sa totale solidarité avec Notre-Dame de Paris. "Le musée du Louvre témoigne de sa solidarité et de sa compassion envers l’ensemble des équipes mobilisées. Les équipes du musée, en lien avec les autorités compétentes, sont actuellement au travail pour aider à la sauvegarde des œuvres qui ont pu être touchées."


Pour l'heure, nous sommes toujours dans l'attente d'un bilan sur l'état des œuvres sorties et celles restées à l'intérieur, comme nous l'a confirmé le ministère de la Culture. 

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