Non, les chasseurs ne recevront pas de prime de 1.500 euros durant le confinement

Non, aucune prime spéciale ne sera versée aux chasseurs durant le confinement
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À LA LOUPE – Le ministère de l'Agriculture versera-t-il vraiment une prime de 1.500 euros aux chasseurs qui sortiraient en période de confinement ? Que les militants anti-chasse se rassurent, il s'agit d'un poisson d'avril inventé par le site Chasse Passion.

Une prime de 1.500 euros pour tous les chasseurs qui continueraient leur activité pendant la période de confinement ? Cette nouvelle a de quoi en faire bondir plus d'un. Sauf que tout est faux, il s'agit d'un poisson d'avril de la rédaction du site spécialisé Chasse Passion. La date de publication avait de quoi mettre la puce à l'oreille. 

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Il s'agit d'un poisson d'avril

"Bien sûr, il ne s'agit pas d'une vraie mesure. C'est un poisson d'avril !", confirme auprès de LCI Jacques Cheval, le directeur de la rédaction de Chasse Passion et auteur de ce canular. Malgré tout, de nombreux internautes, chasseurs ou non, se sont interrogés sur la véracité de l'information. La publication Facebook de Chasse Passion a tout de même été partagée plus de 1.000 fois en l'espace de quelques heures. 

D'après ce faux article, tout chasseur qui sortirait au moins dix fois pourrait demander une prime de 1.500 euros. Une idée attribuée à Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation. Pour attester de chaque sortie, l’ensemble des présidents de sociétés de chasse tamponneraient "une carte de fidélité pour chacun de leurs actionnaires" pour attester de leur sortie. 

Pour financer cette "prime conséquente", Chasse Passion annonçait que l'Etat aurait coupé les subventions accorder aux associations de défense des animaux la Ligue pour les oiseaux et l’Association pour la protection des animaux sauvages. "Cela devrait largement suffire assure Didier Guillaume", selon l'article canular. 

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"Des inquiétudes pour les cultures"

Bien que cette prime soit un poisson d'avril, l'article soulève un vrai problème selon Jacques Cheval. "Les agriculteurs sont en plein période de semis, comme pour le maïs et comme le confinement  a raccourci la période de chasse, certains nuisibles n'ont pas été suffisamment été prélevés. Je pense notamment aux corvidés ou aux pigeons ramiers. Il y a des inquiétudes pour les cultures au sein de zones précises sur le territoire."

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