Coronavirus : comment ont été choisis les lieux qui hébergent les rapatriés ?

Depuis vendredi, les 180 Français rapatriés de Wuhan, d'où a émergé l'épidémie du coronavirus, vivent en confinement dans un centre de vacances des Bouches-du-Rhône, à Carry-le-Rouet. Malgré la contrainte de ne pas côtoyer le monde extérieur, la bonne ambiance règne entre les rapatriés, soulagés d'être rentrés en France.
Population

Toute L'info sur

Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

ÉPIDÉMIE - Deux sites des Bouches-du-Rhône, l'un situé à Carry-le-Rouet, l'autre à Aix-en-Provence, accueillent depuis vendredi et dimanche les rapatriés français qui vivaient à Wuhan en Chine. Pourquoi sont-ils confinés sur ces sites ?

Vue sur mer, espace de convivialité pour les adultes autour d’un café : le centre de Carry-Le-Rouet, propriété du groupe Vacanciel, ne manque pas d'atouts pour séduire les vacanciers. Mais c'est dans un tout autre état d'esprit que 179 personnes sont arrivées vendredi dans cette station balnéaire. Ces rapatriés de Wuhan, en Chine, ont en effet été confinés pour deux semaines, par mesure de précaution à cause de l'épidémie de coronavirus. A 40 kilomètres de là, à Aix-en-Provence, c'est l'École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP) qui accueille, depuis dimanche, d'autres Français. Deux lieux sur la Côte-d'Azur en première ligne contre l'épidémie ? Un choix qui ne doit rien au hasard.

Contactée par LCI, la Direction générale de la Santé (DGS) a fait savoir que le ministère a, dans un premier temps, transmis un cahier des charges au Ministère de l’Intérieur. L'objectif ? "Que les caractéristiques du lieu puissent répondre aux enjeux d’isolement des rapatriés, en évitant la propagation du virus au sein du centre si un cas venait à se déclarer." C'est ainsi que Beauvau a tranché en faveur du site de Carry-le-Rouet.

Lire aussi

"Il faut que le site soit agréable à vivre car les gens vont y passer 14 jours"

"Le cahier des charges était assez clair, [il fallait] un lieu agréable" et "un endroit où il y avait suffisamment de place", a précisé à la presse le directeur général de la santé Jérôme Salomon. Selon lui, il n'était "pas question de mettre ces personnes dans des lieux de détention ou de soins alors qu'elles ne sont pas malades." "Il faut que le site soit agréable à vivre car les gens vont y passer 14 jours", a par ailleurs estimé Marc Zyltman, le responsable de la Croix-Rouge sur le site. "La solution de facilité aurait été une caserne désaffectée" pour la quarantaine, explique-t-il, mais les autorités ont préféré choisir un lieu où la période de confinement sera la moins désagréable possible.

La Croix-Rouge, qui gère la logistique du centre de Carry-le-Rouet, a estimé qu'une centaine de places étaient encore disponibles sur d'autres rapatriés devaient rentrer de Chine. Mais pour anticiper un éventuel afflux, les autorités ont préféré réquisitionner un second lieu : une école pour sapeurs-pompiers. Ce centre de formation est située à une quarantaine de kilomètres de Carry-le-Rouet, aux Milles. A côté d'Aix-en-Provence, ce site est relativement à l'écart de la ville. C'est ce que le préfet de la région PACA, Pierre Dartout, a expliqué jeudi : "Nous avons un site isolé, à proximité de l'aéroport de Marignane et la base aérienne d'Istres et à proximité du centre hospitalier de La Timone à Marseille et de son IHU [Institut hospitalo-universitaire] parmi les instituts les plus spécialisés en France dans l'infectiologie".

Si cette école peut accueillir plus de 500 personnes dans différents studios, selon les déclarations sur place de la maire LR de la commune, Maryse Joissain, les autorités ont préféré envoyer à Carry-le-Rouet les familles avec enfants rapatriées dimanche.

Sur le même sujet

Et aussi

Lire et commenter

Alertes

Recevez les alertes infos pour les sujets qui vous intéressent