Coronavirus : selon l'Inserm, il y a entre 5 et 13% de risques qu'un patient infecté arrive en France

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Coronavirus : l'épidémie meurtrière qui inquiète la planète

STATISTIQUES - Selon les estimations de chercheurs de l'Inserm, il y a entre 5 et 13% de risques qu'un patient infecté par le coronavirus arrive en France. Des estimations mises au point avant la mise en place du confinement en Chine.

Ce modèle est "un outil théorique d'aide à la décision publique" et permet "d'anticiper une potentielle arrivée de l'épidémie en Europe afin d'orienter les mesures de surveillance et de prévention", prévient l'Inserm. Deux chercheurs ont mis au point un modèle d'évaluation statistique basé sur le trafic aérien pour tenter d'estimer les risques qu'un patient infecté arrive en France. Selon eux, le risque qu'un patient infecté par le nouveau coronavirus qui sévit en Chine arrive en France est de 5% à 13%. 

"Nos résultats ne sont pas des prédictions, ils permettent simplement d'identifier là où se situe le risque et là où il faut déployer des moyens de surveillance et de prévention accrus", précise la chercheuse qui a dirigé ces travaux, Vittoria Colizza, dans un communiqué de l'Inserm.

Il faut tout de même apporter une petite nuance à ce modèle d'évaluation. Il a été mis au point au point avant les mesures de confinement de plus de 40 millions de personnes prises par les autorités chinoises. Une mesure susceptible de faire baisser ce risque une fois passée la période d'incubation du virus, encore inconnue mais estimée à environ 14 jours.

En France, le risque concerne surtout "les aéroports de la région parisienne", selon l'Inserm. En comparaison, pour l'ensemble de l'Europe, ce risque se situe entre 33% et 70%. Et si l'on se réfère aux flux aériens, "les pays les plus exposés seraient l'Allemagne et le Royaume-Uni", selon l'Inserm.

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Le risque d'importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul puisque la ville (...) est isolée- Agnès Buzyn, ce vendredi à la sortie du conseil des Ministres

Pour établir ce modèle, les chercheurs ont pris en compte toutes les provinces chinoises déclarant plus de dix cas. Ils ont ensuite estimé les risques d'exportation de ces cas en se basant sur "les données des flux aériens en provenance de ces régions vers l'Europe". Les chercheurs ont enfin établi deux scénarios, le premier portant sur un faible risque de diffusion et le second sur un risque fort.

Ce modèle est "un outil théorique d'aide à la décision publique" et permet "d'anticiper une potentielle arrivée de l'épidémie en Europe afin d'orienter les mesures de surveillance et de prévention", selon l'Inserm. "En termes de risque pour la France, des analyses de risque d'importation sont modélisées régulièrement par les équipes de recherche", a indiqué la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, ce vendredi après le Conseil des ministres. "Le risque d'importation de cas depuis Wuhan est modéré, il est maintenant pratiquement nul puisque la ville (...) est isolée", a-t-elle ajouté.

En Chine, le bilan officiel de la maladie causée par ce coronavirus apparu en décembre sur un marché de Wuhan est passé vendredi à 26 morts sur un total de 830 personnes contaminées dont 177 jugés graves. Quelques cas ont en outre été exportés à l'étranger. Ces dernières heures, un second cas a été détecté aux Etats-Unis. 

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