Le coût du confinement en Corse est devenu "insupportable", estime le préfet

Le coût du confinement en Corse est devenu "insupportable", estime le préfet

COUP DE GUEULE - Le confinement a "un coût humain, social, sanitaire et économique qui est devenu insupportable" pour la Corse, a lancé ce mardi le préfet de l'Ile de Beauté, Franck Robine.

Il est temps que ça se termine. Le préfet de Corse, Franck Robine, prévient : le confinement a "un coût humain, social, sanitaire et économique qui est devenu insupportable" pour l'Ile de Beauté, a-t-il lâché ce mardi lors d'un point presse commun avec la directrice de l'Agence régionale de Santé. Malgré cette mise en garde, Franck Robine, insiste toutefois sur la nécessité d'une sortie "progressive".

"Des malades ont vu leur état de santé s'aggraver du fait du report d'opérations et il y a "un recul inquiétant" de la vaccination des jeunes enfants", a-t-il ajouté précisant que "si on ne sort pas du confinement, on aura un coût sanitaire réel". Le préfet de Corse a également pointé le "coût social pour les enfants qui ne sont plus scolarisés physiquement" et le "coût humain pour les indépendants, les libéraux, les agriculteurs (..) qui n'ont plus de revenus depuis deux mois".

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730 millions d'euros pour la Corse

Depuis le début du confinement le 17 mars, l'Etat a versé un total de 730 millions d'euros pour la Corse répartis sur les différents dispositifs mis en place. Notamment 230 millions d'euros pour le chômage partiel, 360 millions d'euros pour le prêt garanti par l'Etat, et 10,9 millions d'euros pour le fonds de solidarité au bénéfice de 3.300 petites entreprises.

Par ailleurs, 57 millions d'euros ont été attribués pour les reports de charges fiscales et 52,5 millions pour les reports de charges sociales. "Cette solidarité nationale doit jouer, c'est normal" mais "ces coûts nécessitent que la Corse puisse sortir du confinement" et cette sortie "ne peut être que progressive", à l'image "d'un plongeur qui remonte par palier", a assuré le préfet.

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Une vingtaine de brigades de "trackers"

Au niveau de l'organisation sanitaire en Corse pour le déconfinement progressif, l'île sera en capacité de faire 1.000 tests virologiques RT-PCR par jour, a précisé Marie-Hélène Lecenne, directrice de l'ARS. A travers l'île, une "vingtaine de brigades de 'trackers'" seront chargées de rechercher toutes les personnes entrées en contact avec des cas suspects ou des cas positifs. Ces brigades sont actuellement formées par les caisses primaires d'assurance maladie de Corse-du-Sud et de Haute-Corse, a-t-elle indiqué.

En cas d'identification de foyer épidémique ou "cluster", deux équipes mobiles pourront se rendre dans les établissements considérés comme sensibles (hôpitaux, Ehpad, école, crèche, prison) pour tester les personnes et aider à la réorganisation de ces établissements. L'épidémie de Covid-19 a causé en Corse la mort de 66 personnes, selon les autorités sanitaires.

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