Plus d'un Parisien sur dix a quitté la capitale depuis le début du confinement

L'Insee a fait le point sur la mobilité des Français avant l'annonce du confinement. Il en ressort qu'environ 1,5 million de Franciliens ont quitté le territoire pour rejoindre leurs maisons de famille ou secondaires.
Population

EXODE - Paris intra-muros s'est vidée de 11% à 12% de ses habitants depuis le début du confinement, et même de 22% à 23% si on prend en compte ceux qui y séjournent sans y résider, selon une étude de l'Insee publiée mercredi.

Paris a perdu près d'un quart des personnes qui y vivent et y séjournent. C'est ce qui ressort d'une étude de l'Insee publiée ce mercredi. Entre les 9-10-11 mars, d'une part, et les 23-24-25 mars d'autre part (soit avant et après l'instauration du confinement), le nombre de personnes passant la nuit à Paris a chuté d'environ 22 à 23%, selon les comparaisons des relevés des bornes téléphoniques Orange - extrapolées à l'ensemble des détenteurs d'un téléphone portable.

Les deux tiers de cette baisse s'expliquent par le nombre important de personnes qui, habituellement, séjournent à Paris sans y résider, et qui ont pour beaucoup quitté la capitale depuis le début de la crise épidémique. Il s'agit notamment des étudiants - qui en tant qu'abonnés téléphoniques ont souvent une adresse ailleurs qu'à Paris - mais aussi des touristes ou autres visiteurs étrangers. 

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Un tiers de cette baisse est cependant dû au départ des Parisiens eux-mêmes, dont beaucoup ont rejoint leur résidence secondaire, selon l'Insee : cette situation concerne environ 189.000 personnes, soit 11% à 12% des Parisiens qui étaient effectivement présents à Paris juste avant le début du confinement. Par rapport à la période d'avant confinement, on retrouve plus de résidents parisiens et d'habitants des Hauts-de-Seine en Normandie, en Bourgogne, dans le Centre, en Bretagne et dans les autres départements du littoral atlantique, leurs zones habituelles de résidence secondaire.

L'Insee rapporte par ailleurs "un second mouvement massif de population", lié à la "fermeture des stations de ski à partir du 15 mars". Conséquence: "les départements de haute montagne se sont vidés", avec une chute de 38% à 43% de la population enregistrée la nuit par les bornes téléphoniques en Savoie, de 26% à 28% dans les Hautes-Alpes, ou encore de 8 à 9% dans les Hautes-Pyrénées. 

Reste que, globalement, depuis le début du confinement, une plus grande proportion de la population se trouve physiquement dans le département où elle réside habituellement.

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