Coronavirus : elle reçoit 150 RTT de ses collègues pour pouvoir veiller sur son conjoint gravement atteint

Coronavirus : elle reçoit 150 RTT de ses collègues pour pouvoir veiller sur son conjoint gravement atteint
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ÉLAN DE SOLIDARITÉ - Une conseillère bancaire haut-rhinoise, dont le compagnon aide-soignant est sévèrement touché par le Covid-19, a bénéficié d'un don de 150 jours de RTT de la part de ses collègues afin de prendre soin de lui et de leurs filles.

Aide-soignant à l'hôpital de Mulhouse, en première ligne face à l'épidémie de coronavirus, le conjoint d'Agathe Pfrimmer est malade depuis la fin du mois de mars. Une situation qui n'a pas laissé indifférents les collègues de cette conseillère dans une agence bancaire haut-rhinoise, au point de lui faire un don de 150 jours de RTT. Et permettre à cette dernière de veiller et prendre soin de son compagnon comme de ses filles dans cette période délicate.

"Je n'étais même pas au courant de cette opération de don de congés lancée par mon ancienne directrice d'agence et mon nouveau directeur", s'émeut cette conseillère clientèle de l'agence Banque Populaire Alsace Lorraine Champagne (BPALC) de Thann.

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70 jours collectés en une semaine

A l'origine, Agathe Pfrimmer, atteinte par le Covid-19 en même temps que son conjoint, était en arrêt maladie. Elle avait ensuite posé des congés pour s'occuper de lui et de leurs filles de 2 et 6 ans.

Son ancienne directrice, dont les enfants sont déjà grands, a d'abord pensé à lui donner une semaine de ses congés puis contacté le directeur de département, qui s'est mis lui-même en relation avec la direction des ressources humaines. En une semaine, 70 jours de RTT ont été collectés auprès de salariés de cette agence dans le Haut-Rhin. La cagnotte a ensuite été étendue à l'ensemble du Grand Est et présente aujourd'hui un bilan à 150 jours.

"Un vrai soulagement"

"C'était un vrai soulagement de ne pas avoir à me demander comment j'allais faire pour essayer de donner une vie normale à mes filles et accompagner au mieux mon conjoint", a réagi Agathe Pfrimmer, qui s'est ému d'un "élan de solidarité formidable, qui donne du courage".

Aujourd'hui, elle espère ne pas avoir besoin d'utiliser tous ces jours et pouvoir les reverser dans une réserve pour un autre collègue dans le besoin. Placé dans le coma pendant un mois, son conjoint de 34 ans a pu rentrer chez lui début juin mais reste pour l'heure sous assistance respiratoire 24 heures sur 24 et sous cortisone.

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Un élargissement de la "loi Mathys"

Pour rappel, la loi du 9 mai 2014 dite "loi Mathys" du nom d'un petit garçon atteint d'un cancer, permet le don de jours de repos à un parent d'un enfant gravement malade.  En 2018, la loi Mathys a été élargie aux proches aidants de personnes âgées ou handicapées, en perte d'autonomie.

La BPALC, de son côté, affirme avoir "souhaité aller plus loin en élargissant à la situation d'un conjoint", via un accord avec les partenaires sociaux, explique le directeur des ressources humaines de la banque, David Marchal. Agathe Pfrimmer est la quatrième à bénéficier de ces dons, anonymes.

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