Coronavirus : tests de dépistage, achat de masques... Le plan des autorités face à la menace

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Coronavirus : la pandémie qui inquiète la planète

ÉPIDÉMIE - Ce dimanche 23 février, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a détaillé dans une conférence de presse les mesures prises par la France face à la menace d'épidémie, alors que la situation s'aggrave en Italie.

La perspective d'une épidémie de coronavirus en France est prise au sérieux. C'est en tout cas le message qu'a  voulu faire passer le gouvernement, ce dimanche 23 février. Après une réunion à Matignon pour faire le point sur le coronavirus, à la lumière de la situation en Italie. 

Après cette entrevue qui réunissait, entre autres, Sibeth Ndiaye, Jean-Baptiste Djebbari, et le ministre de la Santé, Olivier Véran, ce dernier a acté que les mesures d'ores et déjà en place seraient renforcées et d'autres mises en place, dès ce lundi. 

70 hôpitaux activés, des commandes de masques de protection, des tests de dépistage multipliés

Actuellement en France, la situation n'inspire pas d'inquiétude. Seul un malade demeure hospitalisé, et son état stable lui permettra de sortir dans les prochains jours, selon le ministre de la santé. Aucun nouveau cas n'a été détecté sur le territoire. En revanche, pour faire face à une possible épidémie, 70 hôpitaux supplémentaires vont être "activés", afin d'avoir au moins un établissement par département en métropole, a indiqué dimanche le ministre. 

Jusqu'à maintenant, seuls 38 établissements de santé, essentiellement des CHU, pouvaient recevoir des malades du coronavirus. Désormais ils seront 70 et cela, pour "augmenter les capacités de réponse si nécessaire". Ainsi, "tous les départements de métropole disposeront d'au moins un centre hospitalier capable d'accueillir les malades et de les prendre en charge du début à la fin", a-t-il déclaré. 

Autre mesure annoncée, le renforcement des capacités de diagnostic en France. Ainsi, sur Marseille, il sera possible de faire 1000 tests par jour et 400 à Paris. Les moyens de dépistage seront donc multipliés et des masques de protection FPP2, efficaces pour se prémunir de la maladie, seront commandés en quantité pour les personnels soignants. 

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Ceux-ci n’ont guère d’intérêt pour le grand public. Pour le gouvernement, l'idée est de renforcer les stocks déjà existants dans les établissements de santé pour répondre à une protection maximale sur une période d’épidémie intense. Jérôme Salomon, directeur général de la Santé a précisé ce dimanche que la commande de masques se chiffrerait en dizaine de millions d'exemplaires : la durée de vie de ces masques est en effet de trois heures. 

Pour les médecins de ville, au contact d'un cas de coronavirus, la solidarité nationale s'appliquera en cas de contamination et de besoin de mise en quarantaine avec la perte financière que cela engendrerait. A noter qu'une guide à l'usage des professionnels de santé sera également disponible. 

Olivier Véran a également annoncé qu'il s'était entretenu avec ses homologues italien et allemand. "Nous avons convenu d'un prochain entretien réunissant plusieurs ministres de la Santé de l'Union européenne probablement la semaine prochaine pour aborder ensemble comment faire face au risque épidémique", a indiqué le ministre.

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Fermer la frontière avec l'Italie ? "Cela n'aurait pas de sens"

Alors que dans le sud de la France et en Corse, l'inquiétude est de mise, fermer la frontière avec l'Italie "n'aurait pas de sens", a estimé Olivier Véran sur France 2. "Ça n'aurait pas de sens parce qu'un virus ne s'arrête pas aux frontières", a déclaré le ministre, soulignant qu'il "n'y a pas à proprement parler d'épidémie en Italie" puisque les autorités ont au contraire pris des mesures, notamment de confinement, "pour éviter qu'il y ait une épidémie".

Une déclaration pour tenter de répondre aux demandes de la ville de Menton qui demandait au gouvernement "la mise en place d’un plan sanitaire d’urgence, une mobilisation des établissements hospitaliers et sanitaires et le renforcement des contrôles sanitaires à la frontière en plus des contrôles d’identité", un peu plus tôt dans l'après-midi. Christian Estrosi lui, va rencontrer le préfet des Alpes-Maritimes et Eric Ciotti demandait "un plan d'urgence pour notre département frontalier de l'Italie avec mobilisation des hôpitaux et contrôles aux frontières", dans une lettre adressée à Edouard Philippe.

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Mais l'heure n'est pas à la panique, du côté de Matignon et de l'avenue Duquesne. "Nous regardons ça avec énormément d'attention et de précautions, nous sommes en train de regarder l'évolution de la situation heure par heure", a insisté le ministre, assurant que récemment, le gouvernement avait pris des mesures efficaces pour "enrayer le risque d'épidémie", avec notamment la fermeture des écoles des Contamines-Montjoie et Saint-Gervais, la réalisation de centaines de tests chez des enfants et des adultes, et l'isolement des personnes malades pour les soigner.

Interrogé sur l'éventualité de mesures particulières, confinement notamment, en France, M. Véran a relevé qu'il y en avait "déjà eu une traduction concrète il y 15 jours aux Contamines-Montjoie, en Haute-Savoie", lorsqu'un ressortissant britannique contaminé rentrant de Singapour avait infecté plusieurs personnes lors d'un séjour au ski. "Elles ont toutes quitté l'hôpital guéries et non contagieuses. C'est ainsi que nous sommes capables d’enrayer le risque épidémique", a dit le ministre de la Santé. 

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