Le déconfinement par région finalement écarté par l'Elysée

Le déconfinement par région finalement écarté par l'Elysée

DÉCONFINEMENT - La piste du déconfinement par région, qui semblait tenir la corde, est en passe d'être écartée par l'exécutif ce jeudi 23 avril.

"Le déconfinement ne se fera pas par région." Voilà ce qu'a annoncé l'Elysée ce jeudi 23 avril à l'issue d'une visoconférence avec des maires et des représentants d'associations d'élus. Le chef de l'Etat a écarté la possibilité d'un déconfinement régionalisé, comme ce qu'a pu faire l'Allemagne, ajoutant toutefois que celui-ci s'adapterait "aux réalités de chaque territoire". 

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Après cette réunion, un élu a assuré à LCI "qu'il faudrait faire ce déconfinement en adaptation locale, avec la capacité d'appliquer les mesures sur le terrain". Cette hypothèse était pourtant envisagée à nouveau par le gouvernement depuis mercredi et une visite d'Emmanuel Macron dans un supermarché de Bretagne, où il avait évoqué des mesures "selon les secteurs et selon les régions". 

"On ne va pas mettre de frontière par région"

"Aucune disposition empêchera un déplacement d’une région à une autre", a poursuivi l'Elysée, précisant plus tard qu'il ne sera pas question de se déplacer tout à fait librement non plus. "Le gouvernement est en train de travailler à ce cadre général." Et de faire valoir : "On ne va pas mettre de frontière ni de garde frontière par région." Toujours selon la présidence, Jean Castex, chargé de coordonner le déconfinement, présentera aux élus les premières pistes retenues en début de semaine prochaine. 

Signe de l'évolution rapide de la situation, Jérôme Salomon avait expliqué dans la matinée, lors de son audition par la mission d'information de l'Assemblée nationale, que "l’objectif de la France n’est pas d’atteindre une immunité collective (…) mais d’éviter que le virus circule", c’est-à-dire "d’avoir la circulation virale la plus faible". Une stratégie qui implique, selon le directeur général de la Santé, de surveiller de près les flux inter-régionaux à partir du 11 mai : "Il faudra éviter des échanges de population entre des régions massivement touchées et des régions peu touchées."

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En effet, le taux d’infection est disparate sur le territoire, avec des régions beaucoup plus concernées par l’épidémie que d’autres, comme le Grand-Est et l’Ile de France. Par exemple, selon une étude de l’institut Pasteur publiée mardi 21 avril, 12,3 % des Franciliens auront été en contact avec le virus le 11 mai, contre seulement 1,4 % des habitants de la Nouvelle-Aquitaine.

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