Coronavirus : pourquoi le recensement des nouveaux cas cet été ne reflète pas vraiment la réalité

Coronavirus : pourquoi le recensement des nouveaux cas cet été ne reflète pas vraiment la réalité
Population

FAILLE - La méthode utilisée pour recenser les nouvelles contaminations selon le département de résidence du patient peut légèrement fausser le taux d’incidence dans les régions qui enregistrent une forte progression, reconnaît Santé publique France.

Et si la hausse du nombre de cas positifs dans certains départements cet été était artificielle ? C'est ce qu'il parait d'après la méthode de recensement actuellement utilisée, qui comptabilise chaque nouvelle contamination selon le département de résidence ordinaire du patient testé positif.

"En cette période de vacances, les taux d’incidence par département et région de résidence ne reflètent pas que la transmission dans le département ou la région de résidence", précisait ainsi Santé publique France dans son point épidémiologique du 6 août, comme l'a relevé Le Parisien. Et de poursuivre : "En effet, les personnes en vacances hors de leur département et qui acquièrent l’infection dans leur lieu de vacances sont comptabilisées dans la base Sidep [le fichier de suivi national où sont consignés les résultats des tests par les laboratoires de biologie médicale] selon leur commune de résidence habituelle."

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En d'autres termes, si le test effectué par un Parisien en vacances à Marseille se révèle positif, son cas sera donc comptabilisé en Ile-de-France. Les dégradations d'indicateurs enregistrées en Ile-de-France, qui inquiètent les autorités médicales, peuvent par conséquent être parfois gonflées artificiellement, admet l'agence de santé publique.

Or, pour rappel, le taux d’incidence, à savoir le nombre de nouveaux cas rapporté à la population, a franchi dans la capitale en début de semaine le seuil d’alerte fixé à 50 pour 100 000 habitants (62,1 au 12 août), ce qui n’avait pas été observé depuis le déconfinement. Les Bouches-du-Rhône s’en approchent (47,3) tandis que suivent la Seine-Saint-Denis (34,2), les Hauts-de-Seine (32,8), le Val-de-Marne (32,5) et la Sarthe (32,1). En Mayenne, le taux qui avait grimpé mi-juillet à 50,76, est depuis redescendu (27,2). Au total,entre le 2 et le 9 août, pas moins de départements supplémentaires ont été classés en orange pour leur taux d'incidence (connu aussi sous le nom de "R0"), sur un total de 31.

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Néanmoins, les conséquences de ce biais sont minimes, estimé Nicolas Péju, directeur général adjoint de l’Agence régionale de santé Ile-de-France, cité par Le Monde.

"Une analyse selon le laboratoire de réalisation du test permettra d’appréhender plus finement le lieu de contamination en cette période estivale", a par ailleurs précisé Santé publique France, consciente de ce hic.

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