VIDÉO - Infirmiers, ambulanciers, étudiants en médecine... Face au Covid-19, ces soignants éprouvés témoignent

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PAROLES DE SOIGNANTS - De près ou de loin, internes, étudiants en médecine, ambulanciers, infirmiers ou encore anesthésistes, ils font face tous les jours au coronavirus, dans des conditions difficiles. Aujourd'hui Pascale, infirmière dans le Gers, Julien ambulancier à Marseille et Hazal, volontaire aux urgences à Paris nous racontent.

Avec l'arrivée de la pandémie du coronavirus en France, le quotidien de ces soignants a changé. Pour LCI, ils témoignent des difficultés qu'ils rencontrent, des changements d'organisations auxquelles ils ont dû faire face et de leurs inquiétudes (voir notre vidéo ci-dessus). 

Pascale, elle, est infirmière libérale depuis trente ans dans le Gers. Un métier qu'elle fait avec passion mais elle s'inquiète du manque de matériel et de test. Une tenue ? Elle n'en a pas, alors elle lave tous les jours ses vêtement à 90° pour les désinfecter : "Peut être qu'à la fin du coronavirus, je n'aurais plus d'affaires mais ce n'est pas grave tant que je serai toujours en vie pour aller embrasser mes enfants", nous raconte-t-elle.

Et elle pousse un "coup de gueule" comme elle le dit-elle même. D'abord contre ceux qui ne respectent pas le confinement : "Réveillez-vous, restez chez vous. C'est tout ce qu'on vous demande, ce n'est pas difficile", s'exclame-t-elle.  

Et elle qui est aussi "street médic" (volontaire pour fournir des soins médicaux lors des manifestations, ndlr), s'en prend directement au gouvernement,  à qui elle demande plus de moyens pour rester en vie et pouvoir soigner les autres correctement. 

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Julien, lui, est ambulancier SMUR à Marseille. Le jeune homme exprime son incompréhension face au fait que sa profession n'est pas reconnue comme celle des personnels soignants. Pourtant tous les jours, il va "au front en première ligne face à cet ennemi invisible" qu'est le Covid-19.

Et les interventions ne cessent d'augmenter tous les jours et le plus souvent ce sont des suspicions ou des cas avérés de coronavirus. Mais pour Julien, c'est un devoir : "Nous voyons nos amis, collègues et soignants touchés par le virus mais tous les jours nous continuons à aller au boulot pour faire de notre mieux". Même s'il le rappelle, l'État les ignore depuis de nombreuses années. 

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Hazal, elle est étudiante en médecine et s'est portée volontaire aux urgences de Lariboisière à Paris. Le principal problème pour elle, c'est déjà le manque de matériel, "On parle surtout des masques mais il faut bien vous dire que le masque, c'est un des éléments dont on a besoin à l'hôpital, mais ce n'est clairement pas le seul". 

Mais il y a également une autre chose qu'il ne faut pas oublier selon elle,  ce sont les défaillances de notre système de santé : "Le problème en France c'est qu'on part déjà avec des bases qui sont fragilisées et surtout des équipes qui étaient déjà épuisées physiquement et moralement". "Avant la pandémie, régulièrement on faisait des manifestations pour tenter de faire comprendre que les économies ne devaient pas être faites sur le secteur de la santé et maintenant tout éclate au grand jour". 

Ce qu'elle espère le plus c'est qu'à la fin de cette crise, ces personnes qu'on applaudit à 20 heures tous les soirs et qu'on qualifie de héros soient traitées comme tels, et que les revendications de cette profession qui souffre soient entendues.

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