Ces métiers où porter le masque est impossible

Ces métiers où porter le masque est impossible

CASSE-TÊTE - Quand le visage ou les lèvres sont indispensables pour travailler, quand le nez est incontournable dans son métier, le port du masque est une véritable contrainte, insurmontable pour certains, qui n'ont pas d'autre choix que de braver le protocole sanitaire.

Pour tenter d’éviter la deuxième vague de l’épidémie tant redoutée, le gouvernement a décidé de rendre le port du masque obligatoire au travail,  suivant l’avis du Haut Conseil de la santé publique. Problème : si le masque est inconfortable dans la plupart des cas, il est même un véritable handicap dans certaines situations.

Dans son cabinet à Issy-les-Moulineaux, dans les Hauts-de-Seine, Françoise Vidal prévient tout de suite ses jeunes patients : "Je me recule bien et je retire mon masque". Cette orthophoniste n’a guère le choix : son travail repose énormément sur les mimiques du visage. Impossible donc de dissimuler une partie de celui-ci. "Nous sommes obligés pour des rééducations bien précises de retirer nos masques", justifie-t-elle. 

Eux aussi rencontrent les mêmes problèmes : les créateurs de parfum. Comment bien sentir avec un masque sur le nez ? A défaut d’autre solution, le masque est souvent retiré, quitte à être hors la loi. "Dans mon métier, le masque est un handicap. On demande une dérogation", fait savoir Véronique Dupont, chef parfumeur.

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"Impossible sans retirer le masque"

Handicapant, le masque l’est également pour certains enseignements. Entre autres, les cours de code pour sourds et malentendants, puisqu’en langue des signes, une grande partie des messages passent par le visage. "On perd aussi tout ce qui va être les émotions [avec un masque], donc on perd facilement plus de 60% de la langue. C’est toute la difficulté", relève Sébastien Hennequin, directeur général de l’Association régionale pour l’intégration des sourds (Aris).

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L’enseignement d’une langue étrangère est aussi délicat. Niall Bickersteth, enseignant à l’Institut de formation linguistique Atribord et Associés, à Boulogne-Billancourt, a donc tranché : à distance de ses élèves, il enlève son masque quelques secondes pour expliquer la prononciation. "C’est impossible de montrer sans retirer le masque", note-t-il. Cette liberté qu’il prend est interdite dans les établissements scolaires : quelle que soit la matière, le port du masque y est obligatoire pour tous les enseignants.

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