VIDÉO - En colère d'être oubliés par le gouvernement, les "extras" de la restauration ont bloqué le périphérique parisien

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DÉTRESSE - Sans ressources depuis le mois de mars, les restaurateurs du secteur événementiel ont bloqué le périphérique parisien ce mardi matin pour réclamer des aides spécifiques.

Couvre-feux et reconfinements locaux sont envisagés par le gouvernement pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, alors que le Premier ministre Jean Castex a confirmé ce lundi que la France était percutée de plein fouet par la deuxième vague. Mais ce serait un drame pour les intermittents de la restauration et les personnels de l'événementiel. Les maîtres d’hôtel, serveurs et cuisiniers "en extra" ne sont plus appelés en renfort depuis plus de six mois. Les cocktails, salons et autres événements qui les emploient tout au long de l'année sont tous annulés.

Ce mardi matin, ils étaient entre 300 et 400 à bloquer le périphérique, au niveau de la Porte de Saint-Cloud, pour dire leur colère et leur détresse. A 8h45, près de 480km de bouchons était recensés par Sytadin

RSA, cagnottes et reconversion professionnelle pour survivre

"Nous n'avons aucune activité depuis mars, Monsieur Macron a dit 'nous n'oublierons personne', c'est totalement faux, on est totalement oubliés, aucune mesure du gouvernement ne nous concerne", assure à LCI Nicolas, maître d'hôtel, ce matin. Avec plus d'une centaine de ses collègues d'infortune, ils ont bloqués trois voies du périphérique pour rappeler au gouvernement les difficultés du secteur événementiel, sans ressources et sans aides spécifiques. A l'inverse des salariés d'entreprise, ils n'ont pas droit au chômage partiel. Et contrairement aux intermittents du spectacle, ils ne sont soutenus par aucun système d'aides sociales.

En vidéo

Les restaurateurs en colère manifestent Porte de Saint-Cloud

Or ces intermittents arrivent en fin de droits de chômage pour la plupart, ils passent alors au RSA, mais sans perspective de nouveaux événements, ces faibles revenus ne suffisent pas à subvenir à leur besoin. "Certains vendent leurs maisons, retournent chez leurs parents, à 40 ans avec 20 ans de métier derrière eux, se reconvertissent, d'autres vivent grâce à des cagnottes montées pour les aider à nourrir leurs enfants", se désole Nicolas au micro de LCI.

Une autre opération escargot, à Marseille

Nos confrères de La Provence suivent dans le même temps une opération escargot des patrons de discothèques sur l'A51, entre Aix-en-Provence et Marseille. Les salariés des clubs ont formé un cortège pour ralentir la circulation afin de manifester pour réclamer la réouverture de leurs établissements, fermés eux aussi depuis le confinement dans le cadre des mesures sanitaires de lutte contre le Covid-19.

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Coronavirus : l'impact économique de la pandémie

Les manifestants ont l'intention de rejoindre Marseille et de manifester devant la préfecture.

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