"Ne pas se préparer à une deuxième vague serait une faute majeure" : Jérôme Salomon auditionné par la commission d'enquête

"Ne pas se préparer à une deuxième vague serait une faute majeure" : Jérôme Salomon auditionné par la commission d'enquête
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AUDITION - Le directeur général de la Santé a été le premier responsable à être auditionné ce mardi 16 juin par la commission d'enquête parlementaire sur la gestion de la crise sanitaire. Jérôme Salomon a indiqué que le pays était prêt face à une reprise de l'épidémie.

Premier responsable à être entendu par les députés réunis en commission d’enquête sur la gestion de la crise, Jérôme Salomon est revenu pendant plus de 3 heures sur le niveau de préparation du pays au moment de l’apparition de l’épidémie. Une commission d’enquête qui ne doit pas s’apparenter à "un tribunal populaire, ni un feuilleton télévisé", a prévenu sa présidente, la députée Brigitte Bourguignon, mais étant bien chargée d’établir les éventuels manquements des autorités pendant cette crise sanitaire d’une ampleur jamais vue.  

3,4 milliards de masques commandés

Ces trois heures d’audition ont été parsemées de chiffres et de questions-réponses sur les stocks de masques, de quoi perdre l’ensemble des députés. La présidente s’est même vue obligée de rappeler à tous le rôle de la commission, répondre à la question : "Est-ce que le pays était prêt ?". 

Tout au long de son audition, Jérôme Salomon a tenu à faire passer le message suivant : l’épidémie n’est pas terminée et si jamais elle repart de plus belle, le pays est prêt. "La première vague épidémique s’achève en Europe et en métropole mais l’épidémie est loin d’être terminée et le virus circule toujours de façon hétérogène", a rappelé le numéro deux du ministère de la Santé. "Nous devons anticiper un rebond voire une deuxième vague épidémique cet automne ou cet hiver. Ne pas s’y préparer serait une faute majeure." Là-dessus, Jérôme Salomon a illustré son propos par un chiffre : 3,4 milliards, soit le nombre de masques commandés par le gouvernement pour faire face à une éventuelle reprise de l’épidémie.

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"Le monde entier a été surpris"

Le directeur général de la Santé, en poste depuis janvier 2018, a estimé que "le monde entier a été surpris par cette crise brutale" mais que les professionnels de santé se sont montrés à la hauteur : "Les réanimations ont tenu, des évacuations de grande ampleur ont réussi", s’est-il satisfait. Avant d'ajouter que "les Françaises et Français ont formidablement réagi à cette crise".

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Sur la question du port du masque, dont le message auprès du grand public été peu clair durant la phase épidémie, le directeur général de la Santé a commencé par citer le philosophe Voltaire : "Avant de savoir, on ne sait pas". Puis s'est défendu, indiquant avoir "toujours suivi les recommandations internationales" données par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

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