Encore près de 4 heures par jour devant la télé : le déconfinement n'a pas eu raison des écrans

Un famille installée devant la télé / Photo d'illustration
Population

SONDAGE - Dans son baromètre bimensuel sur les effets de la crise sanitaire sur l'audiovisuel publié ce vendredi, le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) révèle que l'intérêt des Français pour la télévision et les plateformes reste prégnant et ce bien que ces derniers ne sont plus confinés.

Difficile de se défaire de certaines habitudes trouvées pendant le confinement ? Alors que l'on aurait pu s'attendre à une nette baisse de la consommation d'écrans après le 11 mai, inhérente au plaisir de retrouver une partie de ses libertés perdues pendant huit semaines, il n'en est rien. L'intérêt pour la télévision et les plateformes reste à ce jour encore très marqué, souligne ce vendredi le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) dans son baromètre bimensuel sur les effets de la crise sanitaires sur l'audiovisuel, relayé par Le Parisien.

Dans le détail, si le temps quotidien passé devant le petit écran n'a plus atteint les pics enregistrés en mars et avril (jusqu'à 4h40 en moyenne), ce dernier a tout de même atteint 3h50 du 8 au 14 juin 2020, et ce malgré la possibilité de sortir de nouveau, notamment en famille ou entre amis, et une météo particulièrement clémente fin mai. A titre de comparaison, à la même période en 2019, cette moyenne atteignait 3h24, soit une hausse de 13 %.

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"Un intérêt toujours vif pour les programmes d'information"

Début juin, la durée d'écoute individuelle atteint même "un niveau supérieur à celui de début mars", souligne le CSA. Si la hausse d'une année sur l'autre est plus importante chez les plus de 50 ans (+ 18 %) que chez les moins de 25 ans (+ 7 %), elle a en outre été particulièrement notable concernant les journaux télévisés de la mi-journée et à partir de 20 heures, "signe d'un intérêt toujours vif pour les programmes d'information". Pas en reste, la fiction et le divertissement enregistrent de leur côté 32 % et 21 % de la consommation.

En matière de vidéo à la demande, le nombre d'utilisateurs "exclusifs" se maintient depuis la fin du mois de mai, les jeunes se montrant toujours fidèles avec notamment 2h57 passées chaque jour sur ces services du 8 au 21 juin chez les 15-24 ans contre 2h05 trois mois plus tôt. Le plus prisé ? Les séries (72 %) loin devant le cinéma (12 %).

A noter tout de même que les moins de 25 ans se sont moins tournés vers Netflix ce mois-ci (74,2 % contre 79 % fin mars-début avril) tandis que le challenger Disney + voit sa consommation s’accroître depuis son lancement début avril.

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Au cours de cette même période, 500.000 personnes, notamment celles qui regardent aussi la télévision, ont cessé de consommer de la vidéo à la demande par abonnement.

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