Covid-19 : des signes d'amélioration à Lyon et Toulouse, assez pour éviter l'alerte maximale ?

Le port du masque est obligatoire dans les rues de Lyon, comme ici rue de la Liberté dans le IIe arrondissement

ENCOURAGEANT - Le 1er octobre, Olivier Véran avait jugé "très préoccupante" la situation sanitaire de cinq métropoles. Les chiffres, qui semblent s'être stabilisés, voire légèrement améliorés, dans deux d'entre elles, suffiront-ils à échapper à un durcissement des mesures ?

Elles sont cinq dans le viseur des autorités sanitaires. L'avancée du virus à Lille, Lyon, Grenoble, Saint-Etienne et Toulouse, a été jugée "très préoccupante", au point que ces villes sont menacées de faire l'objet d'un durcissement des mesures dès ce jeudi. Des restrictions du même ordre que celles installées à Paris depuis ce mardi.. 

"Si les mesures (de restrictions déjà prises, ndlr) ne produisent pas suffisamment d'effet, nous pourrions être conduits à les placer en zone d'alerte maximale la semaine prochaine", avait ainsi prévenu Olivier Véran, ajoutant que selon lui, il n'y avait alors "pas lieu, à date" de la faire. Et effectivement, à en croire la stabilisation de la situation, voire de premiers signes d'amélioration, il se pourrait qu'au moins deux d'entre elles échappent ce jeudi à la bascule en zone d'alerte maximale.  

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Des signes d'amélioration à Lyon

Pour rappel, trois critères sont déterminants pour acter le passage en "alerte maximale" : le taux d'incidence, le taux d'incidence chez les personnages âgées et le taux de patients Covid-19 en réanimation dans les hôpitaux de la région.

Ce dernier indicateur est d'une importance majeure puisque c'est lui qui est à l'origine de la bascule de Paris en alerte maximale. Or, à Lyon, depuis une semaine, ce dernier ne progresse plus, oscillant néanmoins à un niveau très haut, autour de 29-30%, le seuil de 30% étant crucial. S'agissant du taux d'incidence, il se situe autour de 250 pour 100 000 habitants dans le Rhône, ce qui là encore est très élevé.

En outre, selon le bilan hebdomadaire publié ce mardi par les Hospices civils de Lyon, 205 personnes sont hospitalisées pour Covid-19 dans l’un des établissements gérés par les HCL, soit 24 de plus qu’il y a une semaine. Parmi elles, 42 sont prises en charge en réanimation, soit deux patients de plus que le 29 septembre. Cette stabilisation s'observe également via les appels au Samu liés au Covid-19. Ces derniers ont encore diminué par rapport à la mi-septembre (12% des appels contre 17,2% il y a quinze jours). Aux urgences adultes, le nombre de passages en lien avec le coronavirus est également en baisse, concernant moins de 15% des patients reçus.

"A Lyon, la tendance n'était pas bonne il y a 15-20 jours, la tendance est en train de s'améliorer. Le nombre d'admissions à l'hôpital est moins importante que ce qui avait été anticipé", confie ainsi Bruno Lina, virologue lyonnais, à Lyon Capitale. Selon lui, "on est dans un état de plateau (à Lyon). Il n'est pas nécessaire à priori d'augmenter les mesures qui sont déjà prises".

Des chiffres stables à Toulouse également

Selon les informations de La Dépêche, la Ville rose ne passerait pas en zone d'alerte maximale ce jeudi non plus. Mais ce pourrait être le cas dans les prochains jours. Même si elle ne s'est pas dégradée autant qu'à Saint-Etienne et Grenoble ces derniers jours, la situation y reste préoccupante. En effet, alors que le nombre de nouveaux cas dans la population et chez les plus de 65 ans avait franchi le seuil d'alerte la semaine dernière à Toulouse, ce chiffre se serait depuis stabilisé, les nouveaux chiffres n'ayant toutefois pour l'heure pas été communiqués.

 Quant au troisième critère, celui qui concerne le nombre de patients Covid en réanimation sur le nombre total de lits, il reste, malgré une progression, sous le seuil d'alerte : 29% contre 17% la semaine dernière.

Où en est le frémissement dans certaines villes ?

Le 1er octobre, Olivier Véran avait noté "un frémissement, un début d'embellie sur le plan sanitaire, certes timide, mais ça compte", en citant "Bordeaux, Nice", "et même Marseille". Qu'en est-il une semaine plus tard ? 

"Il n’y a pas de modification prévue dans votre région dans la mesure où les choses se stabilisent. Elle a été durement touchée parce que le virus s’est remis à circuler, notamment en raison des mouvements de population liés à la saison estivale, mais elle s’est remarquablement organisée", a assuré à Nice Matin Emmanuel Macron, laissant entendre que le "frémissement" se confirme à Nice et Marseille.

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