Covid-19 : les fêtes étudiantes interdites dans les zones en alerte renforcée

Covid-19 : les fêtes étudiantes interdites dans les zones en alerte renforcée
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RESTRICTIONS - Le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé de nouvelles mesures visant à enrayer la propagation du Covid-19. Parmi elles : l'interdiction d'organiser des soirées étudiantes dans les zones en alerte renforcée.

Une rentrée sans soirées : c'est ce qui attend ces prochains jours les étudiants. Olivier Véran, le ministre de la Santé, a déclaré ce mercredi soir que les fêtes étaient désormais proscrites dans les zones d'alerte renforcée en raison de la propagation du Covid-19.

Comme l'a précisé le gouvernement, plusieurs villes ont basculé en rouge ce mercredi soir : Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Montpellier, Nice, Paris et petite couronne, Rennes, Rouen, Saint-Etienne, Toulouse. Autant de villes où la population étudiante est nombreuse. Il faut "réduire et réglementer certains événements et activités dont on sait qu'ils sont particulièrement propices à la circulation du virus", a expliqué le ministre pour justifier de ces mesures dont fait partie l'interdiction des soirées étudiantes. Des soirées de plus en plus synonymes de clusters : depuis le début du mois de septembre, des cas de Covid-19 ont été recensés dans plusieurs établissements supérieurs du pays.

Des cas qui se multiplient chez les étudiants

C'est par exemple le cas chez les étudiants en médecine, odontologie et pharmacie de l'université de Rennes 1. Au total, 90 d'entre eux sont positifs au virus, a fait savoir mardi l'établissement. Le 13 septembre, l'Agence régionale de santé avait déjà signalé l'existence de 43 cas. Les contaminations avaient eu lieu lors d'une soirée dans le centre de Rennes, notamment dans des bars. Du coté de Paris, Sciences Po a suspendu l'accès à son campus pendant 14 jours après la découverte d'une quarantaine de cas parmi ses étudiants. 

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La décision de serrer la vis concernant ces rassemblements n'est guère surprenante, tant elle avait été préconisée par les autorités qui considèrent ces événements comme des clusters en puissance. "Un nombre significatif de foyers épidémiques trouve son origine dans le cadre familial ou amical. Il appartient donc à chacun de protéger ses proches en reconsidérant l'organisation de rassemblements privés, dès lors qu'ils comprennent plus de dix participants", avaient souligné dans un communiqué commun, l'Agence régionale de santé (ARS) d'Île-de-France, la préfecture de région et la préfecture de police de Paris. Et d'ajouter : "Il en va de même pour tous rassemblements festifs, événements d'intégration et soirées étudiantes qui sont de nature à brasser les populations et dans lesquels les gestes barrières sont difficiles à faire respecter."

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