Crash d'un bombardier d'eau dans le Gard : ce que l'on sait de Franck Chesneau, un pilote "expérimenté" mort en mission

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HOMMAGE - Le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner devait se rendre samedi matin dans le Gard, à la rencontre des sapeurs-pompiers qui ont perdu l'un des leurs dans la lutte contre des feux de forêts à Générac. Franck Chesneau, 49 ans, père de deux enfants, a trouvé la mort à bord du Tracker 22, un bombardier d'eau intervenant sur le site. Un accident rarissime.

Au lendemain du crash qui lui a coûté la vie, le pilote du Tracker 22 qui a trouvé la mort en service commandé sur le site de Générac (Gard) recevait de nombreux hommages, via les réseaux sociaux, de ses collègues de la sécurité civile. Ce "héros français", selon les termes d'Emmanuel Macron, est décédé lorsque son appareil s'est disloqué au moment où il tentait de contenir les flammes d'un incendie particulièrement virulent, à 17h20, dans des circonstances qui devront être éclaircies par les enquêtes administrative et judiciaire. 

Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur avait rendu hommage au pilote mort en mission, témoignant de son soutien "à sa femme et ses enfants, aux proches, aux collègues et aux amis de ce pilote bombardier d'eau". Samedi, Christophe Castaner a détaillé le parcours de Franck Chesneau, 49 ans, pilote de chasse de formation - il avait conduit des Mirage 2000 -, un homme "expérimenté" ayant "piloté l'intégralité des avions qui combattent les incendies". 

Père de famille

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Ce pilote chevronné, qui avait servir au sein de l'escadron de chasse 3/4 Limousin à Istres, était actuellement pompier volontaire auprès du Sdis des Bouches-du-Rhône. "Il était heureux et fier, c'est ce que son épouse m'a rappelé, de piloter un Tracker", a indiqué Christophe Castaner, qui a ajouté : "sauver, c'est prendre le risque de périr aussi". 

Franck Chesneau était le père d'un garçon et d'une fille, auxquels le ministre de l'Intérieur a rendu hommage. 

Un hommage à "Francky" a également été rendu par un collègue, sapeur-pompier dans l'Hérault, "triste et en colère" après le drame qui a touché la famille du pilote. 

Un autre collègue a également témoigné sur Twitter, racontant avoir échangé avec le pilote en novembre dernier "sur les risques en feu de forêt", décrivant ce dernier comment quelqu'un de "compétent" et "humble". 

Le pilote appartenait de fait à une petite élite très identifiée, pour la plupart d'anciens militaires expérimentés. "Ce sont des missions très risquées. Ces pilotes se connaissent très bien, il n'y a qu'une dizaine d'appareils Tracker", indiquait ainsi samedi à LCI le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France (FNSPF) Eric Brocardi. Franck C. apparaissait ainsi en 2015 aux côtés de ses camarades pilotes de Tracker, posant devant la flotte des bombardiers d'eau (photo ci-dessous). Amateur de grands meetings aériens, il était également identifié parmi "les grands noms de la voltige" par les spécialistes de l'aviation

Des hommages ont été rendus samedi matin dans certaines casernes, comme à Aix-Chevalière, où les sapeurs-pompiers ont observé une minute de silence en mémoire de leur collègue. 

Sur sa page Facebook, Franck Chesneau avait témoigné de sa passion pour les avions bombardiers d'eau et les avions de chasse, publiant des photos de certaines interventions sur des incendies. 

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